Résumé

Portrait de Villemain Villemain De la Poésie dans ses rapports à l’histoire…

Philippe II, par haine des Vénitiens et jaloux effroi de don Juan, ne voulait pas porter de nouveaux coups à l’empire ottoman : Venise, commerçante encore plus que guerrière, aspirait à la paix ; nul secours ne venait d’Allemagne, et la persévérance du pontife de Rome ne pouvait donner à l’Italie l’unité qui lui manquait. Une paix fut donc signée, qui laissait à l’invasion turque toutes ses conquêtes, deux ans après la journée de Lépante, et lorsque déjà des arsenaux de Constantinople et des ports de l’Orient sortait une nouvelle flotte de deux cents galères.
Source : Wikisource

Portrait de Villemain Villemain De la Poésie dans ses rapports à l’histoire…

Babylone, dit-il, et l’Égypte épouvantées craindront le feu et la lance guerrière, la terre s’abaissera sous la lumière des cieux, et désespérés, le front obscurci dans l’effroi de leur solitude, tes ennemis, ô Seigneur, pleureront leur défaite. Mais toi, ô Grèce, complaisante à l’espoir de l’Égypte et orgueil de sa confiance, quelle tristesse que tu lui obéisses, sans crainte de Dieu, et ne sachant pas voir où est la délivrance !
Source : Wikisource

Portrait de Villemain Villemain De la Poésie dans ses rapports à l’histoire…

Au XVIe siècle, malgré le poids de l’érudition et de la controverse, malgré la servitude de l’imitation, le poète avait repris son rôle antique et vrai de conseiller du peuple, de chantre du courage et de la délivrance. Un grand péril menaçait alors l’Europe, déchirée par tant de divisions intérieures. Il est étrange, sans doute, que nous soyons à moins de trois siècles de l’époque où les Turcs, maîtres absolus des plus beaux climats de l’Occident, dominaient la Méditerranée par leurs flottes, et, délivrés de Charles-Quint, semblaient ne plus compter d’adversaires en Europe.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature