Villemain,
De la Poésie dans ses rapports à l’histoire…
“ Philippe II, par haine des Vénitiens et jaloux effroi de don Juan, ne voulait pas porter de nouveaux coups à l’empire ottoman : Venise, commerçante encore plus que guerrière, aspirait à la paix ; nul secours ne venait d’Allemagne, et la persévérance du pontife de Rome ne pouvait donner à l’Italie l’unité qui lui manquait. Une paix fut donc signée, qui laissait à l’invasion turque toutes ses conquêtes, deux ans après la journée de Lépante, et lorsque déjà des arsenaux de Constantinople et des ports de l’Orient sortait une nouvelle flotte de deux cents galères. ”
