Résumé

Philippe Benoît Réponse à cette question : Quels sont les motifs qui doivent intéresser les peuples de la chrétienté à la cause des Grecs… (1827)

Que doivent donc, grand dieu ! souffrir les Grecs pour exciter la pitié du monde civilisé! La religion ne seraitelle qu'un vain mot dans la bouche des princes de la terre; en la prêchant à leurs sujets, voudraient-ils fouler aux pieds les nobles devoirs qu'elle impose? La pitié, la charité ne seraient-elles plus comptées parmi les vertus des rois? Non, l'Europe n'est pas chrétienne, si elle laisse s'accomplir l'œuvre de l'extermination des disciples du Christ ; non, l'Europe n'est pas
civilisée, si elle permet que la Grèce, berceau des arts et des sciences, demeure veuve de ses enfans.
Source : Gallica

Philippe Benoît Réponse à cette question : Quels sont les motifs qui doivent intéresser les peuples de la chrétienté à la cause des Grecs… (1827)

Si la civilisation est le sublime héritage que la Grèce en tombant sous les coups des barbares a légué à l'Europe, ce bien précieux ne doit-il pas lui être restitué aujourd'hui qu'elle renaît de ses cendres? ne doit-il pas lui être restitué avec l'indépendance et la liberté qui en sont inséparables? Oui, une autre ère luit enfin sur les Grecs. Le 19e siècle a marqué leur délivrance : ils sortiront vainqueurs de leur terrible lutte contre l'empire ottoman, ou ils s'enseveliront sous les ruines de leur pays. Rien désormais ne peut les faire rentrer sous le joug qu'ils ont brisé.
Source : Gallica

Philippe Benoît Réponse à cette question : Quels sont les motifs qui doivent intéresser les peuples de la chrétienté à la cause des Grecs… (1827)

Placée en tête de la civilisation, rivalisant avec l'Angleterre pour tous les produits industriels, et l'emportant même sur elle en objets de goût, la France pourrait offrir aux Grecs toutes les choses dont ils sont avides. Les eaux qui entourent les îles de la Grèce baignent nos ports les plus magnifiques, connus et visités par les nations commerçantes de l'Orient, dans un temps où l'Europe languissait encore dans l'ignorance. Les Grecs, il est vrai, sont aujourd'hui misérables et peu nombreux; mais le commerce peuple et enrichit les empires.
Source : Gallica

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