Résumé

A. Mézières La Grèce et ses volontaires dans la guerre de 1870

Rien de plus faux au contraire, si on admet le droit des races opprimées à conquérir leur indépendance, si, en vertu d’un principe d’humanité supérieur aux calculs de la politique, on laisse un libre jeu aux forces nationales qui s’agitent sous l’apparente unité de l’empire ottoman. Les Grecs des provinces turques n’ont qu’une pensée, celle de s’affranchir, mais ce n’est pas pour retomber sous le joug des Russes après avoir échappé à celui des Turcs. En demandant à vivre libres, ils ne servent aucun intérêt qui leur soit étranger : ils obéissent à l’instinct le plus sacré de la nature humaine.
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A. Mézières La Grèce et ses volontaires dans la guerre de 1870

Quelques années après, elle envoyait en Grèce ses volontaires et ses soldats. Vous voulez étendre la Grèce jusqu’aux pays qu’habite votre race, ajoutaient nos amis, jusqu’à l’Olympe et jusqu’à la Crète. Pensez-y bien. Le véritable chemin de l’Épire, de la Thessalie, des îles, c’est la France ; c’est en passant par la France que vous y arriverez un jour. Pour un Grec qui se dévouera à une cause française, peut-être des milliers de Français se dévoueront-ils à la nôtre.
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A. Mézières La Grèce et ses volontaires dans la guerre de 1870

L’Angleterre n’aurait aucun grief à faire valoir contre les Grecs, si elle ne contrariait elle-même leurs vœux les plus légitimes. C’est elle qui paraît les jeter quelquefois dans les bras de la Russie en mettant des obstacles à une émancipation que les Russes, plus avisés, feignent d’encourager. Qu’on intervertisse les rôles, et que les Anglais se montrent à leur tour plus favorables que les Russes à l’indépendance hellénique, il ne restera pas en Grèce un seul partisan de la politique moscovite.
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