Voltaire,
Romans et Contes de Voltaire. Tome 3
“ Le phénix entre par une lucarne dans la prison où les Gangarides commençaient déjà à enfoncer les portes. L’invincible Amazan les brisait en dehors. Ils sortent tout armés, tous sur leurs licornes ; Amazan se met à leur tête. Il n’eut pas de peine à renverser les alguazils, les familiers, les prêtres anthropokaies ; chaque licorne en perçait des douzaines à la fois. La fulminante d’Amazan coupait en deux tous ceux qu’il rencontrait ; le peuple fuyait en manteau noir et en fraise sale, toujours tenant à la main ses grains bénits por l’amor de Dios. ”
