“ Eh bien, il faudra montrer cela à ces jeunes femmes! Elles s'y connaissent beaucoup mieux que moi, et je serai heureux, ma chère Amasia, si le capitaine de la Guïdare a dans sa cargaison quelques étoffes qui puissent vous plaire! ”
Citations sur “Amasia”
“ Il les mérite, et je vous assure que je lui ferai bonne mesure ! — Non, Nedjeb, répondit Amasia. Parlons plutôt d’Ahmet ! C’est à lui seul que je dois penser ! c’est à lui seul que je pense ! — Parlons-en donc, chère maîtresse, dit Nedjeb. En vérité, c’est bien le plus charmant fiancé que puisse rêver une jeune fille, mais quel oncle il a ! Ce despote, cet égoïste, ce vilain homme, qui n’avait qu’un mot à dire et qui ne l’a pas dit, qui n’avait qu’à nous donner quelques jours et qui les a refusés ! Vraiment ! il mériterait... — Parlons d’Ahmet ! reprit Amasia. ”
Anonyme, Amélie, ou Les Écarts de ma jeunesse (1797-1798)
“ Les traits divins dont la nature a pris plaisir à t’orner, ont fait sur mon cœur une impression si vive, que je ne suis plus maître d’en contenir les transports. La nature en vain se pare de ses plus beaux ornements pour embellir les lieux que nous habitons : l’étude même, qui faisait autrefois mes délices, et dont je sens la nécessité, n’a plus de charmes pour moi. Toi seule occupes mon âme tout entière. Je t’aime enfin, ma chère Amélie, et rien n’égale ma tendresse pour toi. — Je t’aime aussi de bien bon cœur, et mon amitié pour toi, mon cher Georges, est un de mes plus grands plaisirs. ”
Anonyme, Amélie, ou Les Écarts de ma jeunesse (1797-1798)
“ Plein de cette idée dont les charmes enflammèrent mon imagination, je quittai l’ami qui m’accompagnait, et je courus sur les pas de celle qui m’entraînait malgré moi. — Oh ! qui que vous soyez, cruelle inconnue, lui dis-je en l’abordant, ne désespérez pas un cœur longtemps noyé dans ses larmes, au moment où il vient de se rouvrir à l’espérance : parlez, de grâce ; êtes-vous l’adorable Amélie, cette amante infortunée, sans laquelle la vie m’est insupportable ? — Vous l’aimez donc toujours ? répond le masque, et l’absence n’a pas diminué cette ardeur que je vous ai connue ? ”
“ Nous me disiez votre tendresse et votre joie de vous sentir très sincèrement chérie... Froidement je dépèce vos aveux, j’analyse vos confessions... Et tel l’anatomiste qui s’écrie, après la dissection des muscles, des viscères : où donc est l’âme humaine ? et la nie, moi, je cherche l’amour parmi les phrases rigides, les verbes éteints ; je ne l’y revois plus. Le doute, comme une chauve-souris, s’abat sur mon crâne, déploie ses ailes visqueuses, enveloppe mon esprit... Suze, Suze, je ne crois plus... non, vous ne m’aimez pas, et mon extase vous indiffère... ”
Catherine Bernard, Le Comte d’Amboise
“ Cette jeune personne ne pût s’empescher de le regarder avec plus de froideur que naturellement elle ne devoit en avoir. La vivacité de la conversation avoit animé son visage, & augmentoit encore sa beauté ; Monsieur d’Amboise la consideroit avec l’interest d’un homme à qui elle estoit destinée, & malgré l’idée qu’il avoit conceuë d’elle, il trouvoit lieu d’estre surpris ; mais la maniere dont elle le receut, ne luy permit pas de goûter ce charme qu’excite dans le cœur la naissance d’une passion, & l’amour luy dénia jusqu’à son premier plaisir. ”
Notice sur Madame Dieulouard. 11 juin 1816-7 septembre 1872 (1875)
“ Ne t'illusionne jamais, mon Amélie, ne rêve pas d'autre bonheur que celui que tu peux avoir maintenant. Travaille, étudie, joue, sans désirer d'autres temps, d'autres joies; cultive ton petit jardin, jouis du présent, de l'affection de tes bonnes maîtresses, de l'amitié de tes compagnes. Crois-en ta mère, chaque âge a ses joies et ses peines; en voir un sans tourment serait une illusion. Sois sage comme père; tu ne lui as jamais entendu désirer d'autres jours que ceux que le bon Dieu lui envoyait. ”
Antoine François Prévost,
Mémoires et aventures d'un homme de qualité qui s'est retiré du monde…
(1821)
“ Qui sait mieux que, vous - même l'étendue du pouvoir que vous avez sur moi ? Vous me demandez si mon cœur est encore à vous. C'est de vous-même que je le veux savoir. Ce cœur a-t-il eu quelques désirs, a-t-il formé quelques sentimens que vous n'ayez pas fait naître ? Rappelez tous les momens de ma vie, depuis que je me suis donnée à vous : à quoi les ai-je employés, qu'à me réjouir de vos plaisirs et m'affliger de vos peines? Ai-je pu vous aimer à Amasie plus que je ne fais à Rome? moi qui ne vois que vous dans tout ce qui m'environne, moi qui ne respire et qui ne vis qu'où vous êtes! ”
Louis-Aimé Martin, Oeuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre (1833)
“ Voilà, dit Amasis, une charmante allégorie de la plus noble des passions, de la seule nécessaire à toute la nature. L'amour perpétue le souvenir de ce qui est bien; il est la raison divine; la raison humaine ne peut lui résister ; il subjugue le sage, il donne du courage au faible, il entretient, il conserve tout ; il n'est point l'effet de la sagesse ou de la prudence; il est une inspiration céleste, les délices de l'ame, le charme des sens, l'essai de la félicité éternelle. ”
“ Ah ! mademoiselle, je ne puis le croire ! s’écria la Mayeux. — Et moi aussi, quelquefois je ne puis le croire, et cela sans orgueil, mais parce que je sais ce que vaut mon cœur... Alors je me dis : « Non, celle que l’on me préfère a, sans doute, de quoi toucher l’âme, l’esprit et le cœur de celui qui me dédaigne pour elle. » — Ah ! mademoiselle, si tout ce que j’entends n’est pas un rêve... si de fausses apparences ne vous égarent pas, votre douleur est grande ! — Oui, ma pauvre amie... grande... oh ! ”
“ C’était une vie nouvelle que tu me créais, dans l’extase et le ravissement. Dans les clartés d’azur nous voguions maintenant, ma douce-aimée ; les lilas rayonnaient, auréolaient nos fronts, et nous paraient de leurs royales couronnes... Mes baisers montaient, montaient toujours vers ta bouche ; ils l’emplissaient de leur tendresse, la saturaient de mon amour. Les battements de nos cœurs s’unissaient en un rythme harmonieux et vif ; nous n’étions plus qu’un corps, qu’une pensée, qu’un frisson ! ”
“ Alors tu me désires, tu veux être initiée par moi et balbutier, réfugiée dans mes bras, les premiers émois de ton cœur qui s’éveille et les premières joies de la chair qui se tord. J’ai hanté, très souvent, tes nuits, tes insomnies. Et la voix qui chuchote, à tes oreilles, des mots si légers, si menus, qui te font tressaillir d’espoir ou d’épouvante, c’est la mienne, apprends-le, ma douce, douce amie. As-tu connu déjà l’étreinte ; et, dans l’extase de la chair et de l’âme, es-tu montée au ciel ? Eh bien ! je t’apprendrai d’autres joies ; le passé mourra, s’effacera, si banal et si froid ! ”
Eugène Asse, In memoriam (1897)
“ Ce qui dominait dans le caractère de la mère d'Amélie, c 'était, à côté d'une grande tendresse, une douce mélancolie où le sourire se mêlait aux larmes. Chez elle plus que chez d'autres, la réalité avait blessé l'idéal, et son esprit un peu romanesque, ou plutôt nourri de fictions romanesques, ressentait d'autant plus l'amertume des espérances déçues ou des illusions perdues. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Faust
“ Deux ames, hélas ! se partagent mon sein, et chacune d’elles veut se séparer de l’autre ; l’une, ardente d’amour, s’attache au monde par le moyen des organes du corps ; un mouvement convulsif entraîne l’autre loin des ténèbres, vers les hautes demeures de nos aïeux ! Ô si, dans l’air il y a des esprits qui planent entre la terre et le ciel, qu’ils descendent de leurs nuages dorés, et me conduisent à une vie plus nouvelle et plus variée ! ”
Jean de Rotrou,
Oeuvres de Jean de Rotrou
“ AMÉLIE . Ô dieux ! Qu'il est plaisant ? LE VALET . Et vous riez, Madame, Si mon maître me croit, il éteindra sa flamme. Vous mourrez de dépit, et la fin de ce jour Sera, s'il est prudent, la fin de son amour. AMÉLIE . Conseiller inhumain, ennemi de mon aise, Qu'il cesse de m'aimer, et que je lui d éplaise ? Que je sois odieuse à la même valeur, Procure-moi plutôt la mort que ce malheur. LE VALET . Vous riez toutefois. AMÉLIE . Oui, d'aise, et d'espérance Que le ciel bénira notre persévérance ; Hélas conserve-moi ce bonheur infini, Ou que d'un seul trépas mon crime soit puni. ”
George Sand,
La Comtesse de Rudolstadt
“ Mais ce teint brun-clair, si uni et si pur, ces yeux noirs si puissants et si doux, cette bouche si franche, cette taille souple, aux mouvements si naturels et si aisés, tout cet ensemble d’une créature honnête, bonne et remplie du calme ou tout au moins de la force intérieure que donnent la droiture et la vraie sagesse, imposèrent à l’inquiète Amélie une sorte de respect et même de honte, comme si elle eût pressenti une âme inattaquable dans sa loyauté. ”
Claudine Guérin de Tencin,
Œuvres complètes de mesdames de La Fayette…
“ Le ciel, qui connaît mon innocence, qui m’a fait une loi du plus doux penchant de mon cœur, qui veut que je vous aime et que je vous obéisse, aura pitié de moi et sauvera ma réputation. Conservez-vous, c’est votre Amélie qui vous en prie, baignée de ses larmes ! ”
“ Nos yeux s’abandonnaient : nos yeux se pénétraient. Ils entraient dans un ciel de douceur, d’allégresse. Elle lisait en moi, l’immense adoration. Je découvrais en elle la tendresse palpitante. Toute notre vie, tous nos espoirs étaient montés dans nos yeux. Dans les siens, je cueillais une moisson de joies : elles entraient en moi, circulaient en mon sang. Dans mes yeux je faisais jaillir aussi pour elle mon amour éperdu : je proclamais le cher enchantement que son charme, sa grâce avaient créé en moi et l’admiration pieuse de sa beauté. ”
Jean de Rotrou,
Oeuvres de Jean de Rotrou
“ Je ne me tairai plus cher espoir de mes vœux : Votre possession est l'objet de mes larmes, J'ajoute une victoire à celles de vos charmes, Je n'adore que vous, et vos seules beautés Ont mon âme ravie, et mes sens enchantés. Amélie est un nom, qu'on sait par tout le monde, On s'entretient de vous sur la terre et sur l'onde ; Vos yeux font mépriser les autels de Vénus, Et chacun sacrifie à ces Dieux inconnus ; Attiré par l'éclat d'une beauté si rare, Qu'elle peut enflammer le coeur le plus barbare, J'ai quitté mon pays, sans dessein toutefois De m'oser asservir sous de si dignes lois ”
Eugène Asse, In memoriam (1897)
“ En les relisant, il me semble la voir encore, avec son gracieux sourire, son bon et fin regard. Elle est tout entière dans son style. Cette belle âme avait une enveloppe digne d'elle. Toute la personne d'Amélie était comme pénétrée de spiritualité, d'idéal. ”
“ Ta voix est lente et douce ainsi qu’une caresse. Oui, c’est une caresse qui descend sur mon cœur ! Dans cet enveloppement voluptueux et câlin de tes paroles, je frissonne, je tremble, et je voudrais pleurer. Pleurer est délicieux, quand on pleure de joie ! Les magiciens nous disent : Le verbe est une force que rien ne peut briser. Ils ont raison, les mages : ta voix a la puissance suprême, irrésistible d’un philtre ensorcelé. Ta voix est lente et douce ainsi qu’une caresse. Hier, dans ma folie, je voulais secouer le joug, le tendre joug de mon cher esclavage. ”
Anonyme, Amélie, ou Les Écarts de ma jeunesse (1797-1798)
“ D’un autre côté, ma chère Amélie, j’avais à me reprocher d’avoir séduit ton cœur ; d’être la cause de tes chagrins. J’ignorais, à la vérité, si tu étais réellement malheureuse, ou si tu avais regagné l’amitié de ton oncle ; si tu étais retombée dans les mains criminelles des premiers auteurs de notre infortune, ou si tu avais pu leur échapper ; mais quelque destin que tu dusses subir, je me sentais incapable de t’oublier : tant il est vrai de dire que les premières semences de l’amour jettent en nous de si profondes racines, qu’on ne peut jamais venir à bout de les extirper entièrement. ”
Natalie Clifford Barney,
Pensées d'une amazone
“ Amazone, renoncez à cette œuvre de sang: faire une seule nation de toutes.Penchez-vous plutôt sur les cœurs. Émue certes, mais clairvoyante—comme on a dû vous le reprocher!-jusqu'où pénétrez-vous dans l'extatique regard qui, croyant vous découvrir, vous offre une âme aimante, avec tant de richesses qu'il ignore? A ces coupes d'Amour puisez la bonne ivresse, et ce mépris de nous qui vous fait nos égales (puisque l'homme a le tort aussi de mépriser la femme) . ”
Vocaltha, Marco, ou l'Espagnol proscrit, épisode des guerres d'Espagne… (1836)
“ Amédée ! je t'en conjure par amitié, par mon âme, par la tienne, par tout ce que j'ai de pouvoir sur toi, écoute la raison. — La raison ! m'as-tu dit ? la raison , Pauline ! mais qu'est-ce donc? le vague de la pensée, l'incertitude dans la vie, le froissement du coeur , l'anéantissement des plus chères, des plus vives émotions, un pas de fait vers l'insensibilité, vers l'âge des cheveux blancs. ”
Edward Robert Bulwer Lytton, Sandra Belloni. L'anneau d'Amsis… (1866)
“ Une voix bien connue m'interpellait avec l'accent du reproche le plus tendre : « Pourquoi, mon cher coeur, cette longue veille ? 284 L'ANNEAU D'AMASIS. Combien de fois ne m'avez-vous pas dit vous-même que la nuit n'est pas l'amie de l'homme.... — Cette parole vient du ciel, m'écriai-je en pressant sur mon coeur ma pauvre femme effrayée. — Non, me répétait un écho intérieur, non, la nuit n'est pas l'amie de l'homme. » ”
Catherine Bernard, Le Comte d’Amboise
“ Helas, Mademoiselle, lui dit-il, vostre cœur pouvoit estre prevenu... Prevenu, luy dit Mademoiselle de Roye ? connoissois-je quelqu’un avant que d’estre engagée avec vous ? Eh ! Mademoiselle, interrompit-il, emporté par sa jalousie, n’aviez vous vû personne avant moy ? Il ne faut qu’un moment pour faire naître l’amour. À ce mot qui marquoit si precisement ce qui s’étoit passé dans le cœur de Mademoiselle de Roye, une si grande rougeur lui couvrir le visage, que Monsieur d’Amboise ne douta plus de sa disgrace ; il s’appuya sur un siége, ne pouvant supporter sa douleur. ”
Sophie Cottin,
Amélie Mansfield. Tome 1
(1811-1812)
“ Amélie pourrait aimer, ditesvous, et vous ne frémissez pas; Amélie pourrait aimer, et vous restez; et vous, à qui le ciel donna une mère qu'il vous est permis d'estimer et de chérir, vous ne tremblez pas à l'idée de la plonger dans le désespoir, et d'attirer sa malédiction sur votre tête ? ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
(1876-1878)
“ N'avczvous pas senti, au souffle ardent qui s'échappe de ma poitrine, qu'il y a là un feu qui me dévore et qui me tuera si vous n'avez pitié de moi? Pitié donc, Amélie, pitié! — Armand, calmez-vous ! — dit la jeune fille dont le visage commençait à se couvrir d'une pâleur nerveuse; — calmez-vous, ou je me verrai contrainte de me retirer. - Oli! ne crains rien, pauvre ange! mon amour est grand et noble comme ton cœur! ”
Louis-Aimé Martin, Oeuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre (1833)
“ Vous aimez ces vallons, asiles du bonheur, ces danses sur les bords des fontaines, ces fêtes au milieu des bocages : eh bien ! Cyanée les embellit encore. Son image est partout avec celle d'Amasis; ils s'aiment, ils vont être heureux, lorsqu'un événement inattendu vient jeter le trouble dans leur coeur et changer leur joie en désespoir. L'histoire de cet événement; l'ambition qui se réveille fout à coup dans le coeur d'Amasis pour y combattre l'amour; ses angoisses, sa faiblesse, son départ pour l'Egypte ”
Charles Monselet,
La Franc-maçonnerie des femmes
“ Quels que soient mes ennemis, Amélie, il m’est possible, sinon de les vaincre, au moins de détourner leurs coups. On a spéculé sur votre ignorance des mœurs et de la législation. On a éveillé en vous ce que j’appellerai les superstitions du cœur. Cessez de croire aux périls suspendus sur ma tête, ou du moins ramenez-les aux proportions ordinaires de la vie ; les exagérer serait me faire injure, ce serait reconnaître la réalité et l’importance de mes torts dans le passé. Vous ne le pouvez pas, Amélie, vous ne le devez pas ! ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Je le souhaite au moins ; mais crois-tu qu’Amélie Dans son cœur amolli partagerait mes feux, Si le même parti nous unissait tous deux ? Penses-tu qu’à m’aimer je pourrais la réduire ? LISOIS. Dans le fond de son cœur je n’ai point voulu lire ; Mais qu’importent pour vous ses vœux et ses desseins ? Faut-il que l’amour seul fasse ici nos destins ? ”
Chéri Allais, Poésies de coeur et d'enfance, par Chéri Allais… (1879)
“ Dont la voix est douce et profonde ; Voyez-vous ces yeux bleus et ces longs cheveux noirs ? Ce sein qui nous décèle un coeur plein de tendresse, Ce corps fait par l'amour pour inspirer l'ivresse ; Eh bien ! moi je puis, tous les soirs , — 309 — Do mon regard de feu contempler cette femme ; Et mon baiser brûlant couvrir sa lèvre, moi, Je puis à sa jeune âme aussi mêler mon âme ; Nos coeurs ne font qu'un coeur et nos voix une voix : Je puis, sous ces cheveux, cacher aussi ma tête ; Sous ma main je puis voir tout ce corps frémissant ”
