Eugène Asse

In memoriam (1897)

Résumé

Eugène Asse In memoriam (1897)

Aussi ne remarquait-on en elle rien de maladif, de languissant ; tout y était vie et sourire.
Elle était la joie et comme le rayon de soleil de sa famille. Tout entier à sa clientèle, vieilli avant l'àge par la fatigue et des crises d'asthme qu'il ne soignait pas assez, M. Besançon rentrait le soir las de sa journée de labeur, et ne goûtait pas même toujours le repos qu'il avait si bien mérité. Il n'était pas rare, en effet, que sa soirée ou sa nuit fût troublée par l'appel
pressant d'un malade.
Source : Gallica

Eugène Asse In memoriam (1897)

Rien de plus beau que la vue qu'on découvre de cette hauteur sur toute la vallée de Munster, et d'un autre sommet voisin, le Gais, sur toute la plaine d'Alsace depuis Mulhouse jusqu'à Strasbourg. Ce spectacle fit sur Amélie une très vive impression : pleine de santé, d'ardeur, elle se livrait à de longues excursions dans les magnifiques forêts qui entourent les Trois-Épis, à la Baroche, au Honack, au Ravenstein, perdu au fond d'un ravin entouré de sapins séculaires. Cette promenade au Ravenstein, nous la fîmes plusieurs fois le soir au clair de lune.
Source : Gallica

Eugène Asse In memoriam (1897)

Quelque bien doué que l'on soit, il est indispensable de suivre les cours des professeurs qui seront vos juges, si le jour de l'examen on ne veut pas être un intrus pour eux. Comment concilier tout cela avec ses devoirs d'employé, dans une administration qui n'était pas réputée pour son indulgence? Mais la véritable vocation triomphe de tout : comme la foi, elle soulève des montagnes. M. Besançon tourna ou vainquit toutes ces difficultés. Il fit plus que conquérir ses grades, il s'acquit l'estime de ses maîtres, l'amitié de quelques-uns. L'illustre docteur Marjolin fut du nombre de ceux-ci.
Source : Gallica

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