Résumé

Genès Pradel Madame de Sévigné en Bourbonnais… (1926)

La façon de dire que l'on se porte bien, n'est pas tout à fait indifférente à celui à qui l'on écrit, de même que la façon de s'habiller n'est pas tout à fait indifférente à celui à qui l'on veut plaire ; en toute chose, il y a la manière ; et Mad. de Sévigné le sait à merveille. Elle soigne cette idée de santé parfaite, tout comme une jolie femme soigne sa beauté ; elle la revêt tantôt d'une toilette, tantôt d'une autre, et chaque fois la toilette est seyante, parce que Mad. de Sévigné a fort bon goût.
Source : Gallica

Genès Pradel Madame de Sévigné en Bourbonnais… (1926)

Le jeu, la promenade, la conversation (1) , et tout ce qui pouvait lier une aimable société, étaient des plaisirs qui n'y manquaient presque jamais. A cet égard, Bourbon-l'Archam-bault l'emportait certainement sur Vichy, comme il l'emportait par le nombre et la qualité des baigneurs. Mais Mad. de Sévigné n'avait cure de ces plaisirs et de ces distractions, bien qu'ils contribuassent puissamment, paraît-il, au rétablissement des malades. Elle ne sut pas, ou ne put pas s'adapter à la vie des eaux de Bourbon comme elle s'était adaptée — et avec quelle grâce ! — à la vie des eaux de Vichy.
Source : Gallica

Genès Pradel Madame de Sévigné en Bourbonnais… (1926)

« se trouve si bien par comparaison, qu'elle pense qu'elle ne devrait jamais quitter un lieu où elle est la plus heureuse ». « Je préfère être le premier dans un petit village, que le second dans Rome », disait Jules César ; de même, Mad. de Sévigné semble être d'avis, pour l'instant tout au moins, qu'il vaut mieux « être la plus saine » à Bourbon, que d'avoir à envier la santé d'autrui dans une autre ville.
Si Mad. de Sévigné peut se dire la plus saine des baigneurs alors à Bourbon, c'est évidemment qu'elle n'est pas gravement malade.
Source : Gallica

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