Sophie Ulliac-Trémadeure, Contes de ma mère l'oie dédiés aux grands et aux petits enfans… (1842)
“ LA FEE DES MOUSSES — Oh ! je comprends , dit-elle , la figure rayonnante de joie, comment cet anneau peut devenir une couronne ! — Bénie soit la fée pour ne t'avoir pas douée ! dit la veuve qui était une femme de sens. — Oui, bénie soit-elle ! répéta Arminia après un moment de réflexion. Si elle m'avait douée, il ne m'en coûterait rien du tout pour agrandir ma couronne!... Ma mère, il y en a deux encore à donner : celle de roses irait si bien à Bianca, et celle de laurier à Fortunata ! J'ai envie d'engager mes soeurs à les aller demander à la fée. ”
