Résumé

Sophie Ulliac-Trémadeure Contes de ma mère l'oie dédiés aux grands et aux petits enfans… (1842)

LA FEE DES MOUSSES
— Oh ! je comprends , dit-elle , la figure rayonnante de joie, comment cet anneau peut devenir une couronne !
— Bénie soit la fée pour ne t'avoir pas douée ! dit la veuve qui était une femme de sens.
— Oui, bénie soit-elle ! répéta Arminia après un moment de réflexion. Si elle m'avait douée, il ne m'en coûterait rien du tout pour agrandir ma couronne!... Ma mère, il y en a deux encore à donner : celle de roses irait si bien à Bianca, et celle de laurier à Fortunata ! J'ai envie d'engager mes soeurs à les aller demander à la fée.
Source : Gallica

Sophie Ulliac-Trémadeure Contes de ma mère l'oie dédiés aux grands et aux petits enfans… (1842)

Bianca fut mère avant Arminia.
Le jour où elle mit au monde une fille, la Fée des Mousses parut auprès du berceau.
— O bonne fée, s'écria Bianca, tu viens douer ma fille ! donne-lui une couronne de mousse !
La fée se pencha vers l'enfant, et dit : « Oui, je te doue! Que, par toi, ta mère trouve la résignation nécessaire pour supporter les bizarreries d'un vieil époux ! Que, par toi, ton vieux père trouve la patience nécessaire pour supporter les caprices d'une femme jeune et belle ! Sois le talisman qui doit les unir à toujours ! »
Source : Gallica

Sophie Ulliac-Trémadeure Contes de ma mère l'oie dédiés aux grands et aux petits enfans… (1842)

Alors, avec plus de ferveur que jamais, on priait dans les chaumières pour le repos de l'ame de la dame de Wolfram, qui avait été si charitable envers les pauvres vassaux ; car elle était bonne autant que malheureuse ; le malheur rend les bonnes âmes plus charitables encore ; on priait pour le repos de l'ame du petit Conrad, du bel enfant aux yeux bleus, aux cheveux blonds, qui n'avait pas mérité le terrible sort que lui avait fait son père ; on priait pour le vieux chapelain, saint homme vénéré dans le pays pour ses hautes vertus et sa douce piété
Source : Gallica

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