Jean-Baptiste-François-Xavier Cousin de Grainville, Le Dernier homme, ouvrage posthume… (1859)
“ A ces mots, ils disparaissent en jetant d'affreux hurlements. Soudain la lumière de la grotte s'éteint, le tableau de l'autel se déchire, l'autel lui-même se brise, la grotte est réduite en poussière. Le génie effrayé croit que la Mort à violé ses serments, et que la perfide vient d'immoler Omégare et Syderie. Il ne voit plus dans la nature que Dieu qui puisse le sauver. Mais lui-même, au commencement du monde, prononça l'arrêt de sa mort. Plus le génie a de siècles accumulés sur sa tête, moins il peut se résoudre à mourir ; il tient à la vie par tous les instants qu'il a vécu. ”
