Résumé

Paul-Jérémie Bitaubé Joseph , par M. Bitaubé,... Nouvelle édition… (1819)

Là, tu trouveras une jeune bergère nommée Sélima : tu la reconnoîtras à ses larmes. Dis-lui que je respire. Ne lui parle point de mes infortunes, elle a répandu assez de pleurs : parle-lui de ma fidélité; dis-lui que si le ciel ne m'ordonnoit de consacrer quelque temps au bonheur d'un grand peuple, j'eusse préféré à ce palais notre cabane nuptiale.
Qu'elle instruise Jacob de mon sort, et qu'elle ménage sa sensibilité. Entre dans le hameau même; parois aux yeux de mon père, s'il vit encore; vois s'il n'est point accablé du poids de la vieillesse et de la douleur.
Source : Gallica

Paul-Jérémie Bitaubé Joseph , par M. Bitaubé,... Nouvelle édition… (1819)

Itobal ne pouvoit s'arracher à ses embrassements, et versoit un torrent de larmes. Joseph, attendri lui-même, poussoit des soupirs et des sanglots. Tels sont les adieux de deux frères qui s'aimoient tendrement, et dont l'un touche aux portes du trépas : long-temps celuici a voulu consoler son frère, mais la mort approche ; il ne le voit plus ; il le sent qui le serre dans ses bras, et l'inonde de ses pleurs ; alors, près de se glacer, son cœur goûte encore une fois le sentiment de l'amitié, et ses yeux,
en s'éteant, laissent couler leurs dernières larmes.
Source : Gallica

Paul-Jérémie Bitaubé Joseph , par M. Bitaubé,... Nouvelle édition… (1819)

Tandis qu'Itobal contemploit la marche pompeuse du soleil, l'idée d'un Dieu, comme le soleil de l'univers, sort à ses yeux- d'une nuit profonde. Oui, s'écria-t-il avec transport, et tenant toujours l'œil attaché sur le spectacle de la nature, une lumière nouvelle achève de m'éclairer; une voix plus forte parle distinctement à mon cœur. Il est un être qui forma ce soleil, ces astres, qui régla leur cours, qui répandit sur la terre toutes ces richesses, qui m'y plaça moi-même. Dieu qu'invoque mon ami, toute la nature semble en ce moment te célébrer
Source : Gallica

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