Jacques Cazotte,
Le diable amoureux
“ Ce chant mélodieux que j’avais entendu sous la voûte, ce son de voix ravissant, ce parler qui semblait venir du cœur, retentissaient encore dans le mien, et y excitaient un frémissement singulier. Ah ! Biondetta ! disais-je, si vous n’étiez pas un être fantastique, si vous n’étiez pas ce vilain dromadaire !... Mais à quel mouvement me laissé-je emporter ? J’ai triomphé de la frayeur, déracinons un sentiment plus dangereux. Quelle douceur puis-je en attendre ? Ne tiendrait-il pas toujours de son origine ? Le feu de ses regards si touchants, si doux, est un cruel poison. ”

