Résumé

Rose Nicolle Une idée de Parisienne par page (1914)

Le visage est une petite partie de nous-même, il n'a que les yeux, le nez; mais le corps, que de poésie il peut contenir et quelles passions il peutdéchaîner ! Être laide, c'est, dit-on, avoir un disgracieux visage. Mais que nous fait ce visage si le corps est là harmonieux, évocateur de mystérieuses beautés et de douces ivresses ?
Combien de femmes ont inspiré d'ardentes passions sans que leur visage en soit la cause! Ce n'est point au visage que va l'amour. Le baiser va aux lèvres mais l'étreinte va au corps, et l'étreinte n'est-ce point le bonheur même ?
Source : Gallica

Rose Nicolle Une idée de Parisienne par page (1914)

C'est la vraie parure de la femme, cette toison soyeuse et souple dont elle est si fière et qui fait valoir la fraîcheur de son épiderme, la profondeur de son regard.
Tes cheveux herbe fine qui glisse entre mes doigts, doucement, ainsi qu'une tiède caresse de velours fluide.
Les cheveux sont la poésie du visage, ils l'entourent d'ombre ou de soleil, de mystère ou de clarté selon qu'ils sont sombres ou étincelants. Soie fine et mousseuse des frisures, moire des ondulations, rigidité des lisses coiffures, on ne conçoit pas de beauté sans chevelure.
Source : Gallica

Rose Nicolle Une idée de Parisienne par page (1914)

Rubis, saphir, émeraude, turquoise ne doivent pas se porter le soir, ils perdent beaucoup de leur beauté.
Par contre, l'améthyste, l'opale, la pierre de lune, la topaze se portent le soir.
L'aigue-marine, l'hyacinthe, le corail ne se portent que le jour.
La perle fine se porte toujours. Le jour elle réfléchit délicatement les teintes même les plus tristes, elle éclaire, elle vit ; le soir, à la clarté des lumières elle se pare de blancheurs laiteuses, de roses transparences, des reflets nacrés; elle est vraiment la reine transparente de tous les joyaux.
Source : Gallica

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