Rose Nicolle, Une idée de Parisienne par page (1914)
“ Le visage est une petite partie de nous-même, il n'a que les yeux, le nez; mais le corps, que de poésie il peut contenir et quelles passions il peutdéchaîner ! Être laide, c'est, dit-on, avoir un disgracieux visage. Mais que nous fait ce visage si le corps est là harmonieux, évocateur de mystérieuses beautés et de douces ivresses ? Combien de femmes ont inspiré d'ardentes passions sans que leur visage en soit la cause! Ce n'est point au visage que va l'amour. Le baiser va aux lèvres mais l'étreinte va au corps, et l'étreinte n'est-ce point le bonheur même ? ”
