Résumé

Les vacances de Riquet et Madeleine… (1870)

Madeleine prenait grand plaisir à examiner tous les aspects si sauvages du vallon. Habituée à vivre dans la ville de New-York, où habitaient son père et sa mère, tout lui semblait nouveau et merveilleux dans cette pittoresque et solitaire région! Les précipices, les sombres bois de sapins, ce grand espace uni et blanc au fond de la vallée, que Riquet lui disait être l'étang du moulin couvert de glace et de neige; le long chemin tortueux tracé sur la glace, où l'on voyait tantôt un cheval et un traîneau, tantôt un attelage de bœufs tirant lentement une lourde voiture
Source : Gallica

Les vacances de Riquet et Madeleine… (1870)

Pip ! pip ! cui ! cui ! ki ri ! ki ri ! »
— Quelle jolie chanson! dit Madeleine.
— Oui, répondit Lafaine, et vous ne pouvez vous imaginer comme elle la chantait bien et avec quelle grâce elle dansait sur la glace. Je la trouvai si charmante que je ne pus rester immobile, et, en bougeant, j'agitai le feuillage. Agnès s'arrêta, et j'eus bien peur qu'elle ne me vît; mais il n'en fut rien, et bientôt elle commença le second couplet de sa chanson : « Pip ! pip ! cui ! cui ! ki ri ! ki ri !
Je puis risquer mon petit cri.
La lune aime le mont splendide ; Le soleil, la plaine liquide. »
Source : Gallica

Les vacances de Riquet et Madeleine… (1870)

« Mon père se dit donc que, s'il était agréable pour lui de rester en France, il était peut-être plus avantageux pour moi d'aller en Amérique,
où tout homme, à l'aide de ses talents et de son travail, peut parvenir dans le monde. Il était sûr, disait-il, que je ferais mon chemin, car il faut que vous sachiez que mon père me croyait un garçon très-remarquable. »
— Eh bien ! dit Riquet, moi aussi, je trouve que vous êtes un garçon très-remarquable.
— Oui, mais mon père, dit Lafaine, me trouvait si remarquable qu'il me croyait du génie.
Source : Gallica

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