Mme Katchoulkov

Résumé

Mme Katchoulkov Le Robinson de la forêt russe… (1894)

J'étais prêt à avouer tout, à rejeter loin de moi notre plan insensé, mais au même instant se présenta à mon esprit l'image de mon Wassia, si résolu; je songeai que c'était moi qui l'avais engagé à fuir, et quelle honte j'aurais à revenir sur ma décision.
Je me tus donc et, entourant ma mère de mes bras, je l'embrassai longuement, de toutes mes forces. Elle me
regarda avec inquiétude et tristesse, écarta les cheveux de mon front, m'embrassa et me dit : — Que tu es devenu nerveux! Du reste, c'est peut-être la croissance. Tu grandis tellement — c'est à croire que tu deviendras un géant.
Source : Gallica

Mme Katchoulkov Le Robinson de la forêt russe… (1894)

Cela vaut plus que de l'or! Qu'elle est charmante, cette niania! Un vrai don du ciel que cette bonne vieille! Il faudra absolument que je l'embrasse.
— .S'il nous est donné de la revoir, acheva pour moi Wassia. Et quant à ces graines, c'est certainement une chose des plus précieuses; mais nous aurons encore à peiner tout l'automne, puis à en rêver tout l'hiver, puis à travailler de nouveau pendant le printemps et l'été, avant d'en obtenir quelque chose à l'autre automne.
— Qu'est-ce que tu veux, Wassia? cela vaut toujours mieux que rien.
Source : Gallica

Mme Katchoulkov Le Robinson de la forêt russe… (1894)

Tout en me soignant, le pauvre Wassia était à bout de forces et je l'engageai à se coucher. Il refusa longtemps, mais finit par dire.
— Bon, je vais reposer, non pas sur ma couchette, mais ici, à côté de vous. Si vous avez besoin de quelque chose, poussez-moi du pied, je m'éveillerai tout de suite.
Quand il s'endormit, je fus assailli par une tristesse inexprimable. Jusqu'ici tout mon temps avait été à ce point rempli par les soucis et les travaux quotidiens, que je pensais rarement, et cela presque en passant, à la maison paternelle, à ma mère, à mon père, à mes sœurs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature