Aubrac

Définition et enjeux

Jean Ajalbert,  Veillées d'Auvergne

“ Le Rhabilleur.
Je m’étonne du confort, inespéré tout à fait (pour ce bourg de Nasbinals à l’orée des pacages de l’Aubrac) , de l’auberge où je dois passer la nuit, une maison sans apparence (que je n’avais point découverte aux précédents voyages, ce qui m’obligeait à monter jusqu’à Aubrac) , qui ne se distingue guère des autres que par l’inscription au-dessus de la porte : Veuve Charbonnier...
”
Source : Gutenberg

Jean Ajalbert,  L'Auvergne

“ Le trajet est long, d’Aumont à Nasbinals, à Aubrac, la route monotone, mais d’une monotonie immense, exaltée jusqu’à la puissance et à la grandeur, par ces landes grises, vertes, rousses, interminables, ces pinèdes chétives, ces étendues de pierraille ou de mornes flaques, où la route terrible se traîne avec l’air de n’aller nulle part, comme une craquelure, un fendillement du 324 sol éclaté sous le ciel torride, et qui menace de se perdre à travers un désert de landes mamelonnées de bruyères, de genêts, de fougères brûlés par la force de la canicule ”
Source : Gutenberg

Portrait de Édouard-Alfred Martel Édouard-Alfred Martel,  Les Cévennes et la région des causses (1893)

“ Dès que l'on aborde le plateau d'Aubrac, le paysan vous dit : « Nous sommes sur la motte ; » mot banal qui a une grande signification particulière : c'est la définition de l'herbe de ces hauteurs, sol sacré que le soc ne doit pas ouvrir. Elle a, du reste, un caractère spécial, celte herbe des vertes landes. D'une contexture tellement serrée qu'on la dirait feutrée, elle est élastique au point de fatiguer beaucoup le marcheur. Frappez du pied, vous serez étonné du son que rend le sol : on se dirait sur une voûte. Bien des étrangers croient à l'existence de cavernes : il n'en est rien. ”
Source : Gallica

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