Maurice Leblanc,
Dorothée, danseuse de corde
“ La comtesse s’abandonnait à son émotion. — Yolande ? Vous êtes la petite Yolande dont Jean d’Argonne nous parlait si affectueusement ! — Il m’aimait bien, dit la jeune fille. Les circonstances ne nous ont pas permis de vivre toujours l’un près de l’autre, comme je l’aurais voulu. Mais je l’aimais comme si je l’avais vu chaque jour. — Oui, dit la comtesse, on ne pouvait pas ne pas l’aimer. Je ne l’ai vu pourtant que deux fois dans ma vie, à Paris, au début de la guerre. Mais quel souvenir charmant j’ai conservé de lui ! Un être plein de gaîté et d’exubérance ! Comme vous, Dorothée ! ”

