Résumé

Julie Gouraud,  Les Quatre pièces d'or (3e édition… (1876)

“ C'est que Mme Papon est un vrai journal! Pas un fait divers ne m'échappe.
ROSINE.
Je connais votre savoir faire, madame Papon.
Quelle nouvelle avez-vous donc en poche ce matin?
MADAME PAPON.
Rosine, ce n'est qu'à coup sûr que je vous annonce le mariage de Mme Hasard ! ma pauvre fille!
ROSINE.
J'aurais dû m'en douter. Son armoire est garnie de robes et de bonnets. Que voulez-vous?
MADAME PAPON.
La perfide ! vous avoir prise en journée pour faire tout cela! C'est affreux! Ne pouvait-elle aller à Pont-Audemer où est son fiancé? Un homme de trente ans qui lui mangera son bien !
”
Source : Gallica

Julie Gouraud,  Les Quatre pièces d'or (3e édition… (1876)

“ La sage Rosine ne se fit pas prier : seule dans sa chambre, elle examina de près les cadeaux de sa maîtresse. Une robe de soie, une robe de fin alpaga et tout à l'avenant. Quel rêve! Mlle Brou s'ajusta avec un certain plaisir : elle ne se reconnaissait plus!
La pensée de Mme Papon se présentait à l'esprit de Rosine dans toutes les circonstances sérieuses, et ce changement de costume, elle ne l'ignorait pas, ne pouvait obtenir l'assentiment de cette amie raisonnable : « Que dirait-elle? Ce n'est pas malin à deviner, mais comme disait ma pauvre mère, l'habit ne fait pas le moine. »
”
Source : Gallica

Julie Gouraud,  Les Quatre pièces d'or (3e édition… (1876)

“ Pendant une semaine entière, l'aubergiste du Cheval-Blanc ne songea qu'à la triste position de son amie : « Il faut la tirer d'affaire, et moi aussi, » pensait-elle.
Après avoir épuisé toutes les ressources de son imagination et de son cœur, Mme Papon s'arrêta à ce plan : Rosine louera aisément sa bicoque, et viendra s'installer à mon comptoir; c'est justement la personne qu'il me faut; ni trop jeune, ni trop jolie, l'air avenant et honnête, sachant compter et écrire; le calme étant
revenu dans ses esprits, elle aura encore le mot pour rire.
”
Source : Gallica

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