Résumé

Jean Bruno Madame Vampire, histoire de ta femme… (1864)

Flammichon et Nicodème arrivèrent bientôt rue de Trévise, où madame Flammichon dévorait son impatience en querellant sa cuisinière. L'oncle voulut monter le premier, afin de préparer sa femme à l'arrivée de Nicodème. La digne compagne du plus sensible des Flammichon s'était élancée,
la joue vermeille et l'œil en feu, au devant de son mari pour le punir de son impertinent retard, lorsque la vue de la tête pâle de son neveu produisit sur son ire l'effet d'une douche glacée sur le cerveau d'un pamphlétaire.
Source : Gallica

Jean Bruno Madame Vampire, histoire de ta femme… (1864)

Le soir, en reconduisant son oncle et sa tante, Nicodème paraissait plongé dans d'assez sombres réflexions, et malgré le désaveu de Suzanne, des doutes amers surgissaient dans son cœur sur la parfaite innocence de la jeune fille. Le nom de Blanche revenait aussi à chaque instant sur ses lèvres.
— A propos, Bibi, lui dit sa tante, tu ne me dis pas ton opinion sur Suzanne; sais-tu qu'elle a été fort aimable avec toi ce soir.
C'est la première fois que je lui vois donner le bras à une personne étrangère à sa famille.
Source : Gallica

Jean Bruno Madame Vampire, histoire de ta femme… (1864)

Grâce au caractère loyal de Rendu et aux soins maternels de madame Baudrillard, Nicodème se rétablit assez promptement.
Mais il ne retrouvera probablement jamais en lui le tempérament robuste et la liberté d'esprit qu'il possédait à l'époque où il eut le malheur de prêter une oreille cupide aux astucieuses propositions de sa tante.
Pâle, triste et le cœur rempli de regrets, il se promène habituellement dans la grande allée du parc de Saint-Cloud. Chacun le
connaît de vue, mais on ignore ses malheurs, car il ne parle à personne.
Source : Gallica

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