Judith Gautier,
Le Second Rang du Collier
“ À la Renommée du Ratafia. — Cette affirmation, en grosses lettres rouges et noires, peinte sur le mur de l’épicier qui fait le coin de l’avenue de Madrid et de l’avenue de Neuilly, attire le regard, quand on passe, et reste dans le souvenir. Mon père la lit tous les jours, du haut de l’omnibus, et l’idée du ratafia le hante. — Sais-tu ce que c’est, seulement ? me demande-t-il. — Pas du tout ! — C’est une liqueur légère que l’on fait de toutes sortes de fruits, mais surtout de cassis. La maman de Rodolfo réussissait très bien le ratafia et en donnait à mon père qui l’aimait beaucoup... ”
