Raphaël Lightone, Grandeur et décadence de Ratatin… (1904)
“ De tous les ports voisins de nombreuses flottilles étaient venues pour faire quelques milles de conduite au géant. Sans compter les navires de l'escadre, il y avait plus de mille embarcations; jamais la rade n'avait offert un si féerique coup d'oeil.Enfin le signal du départ fut donné : Ratatin était debout sur son radeau et il agitait sa casquette. La musique de l'escadre attaqua l'air célèbre : Bon voyage, monsieur Dumollet, et tandis que des milliers de voix criaient : « Adieu, adieu, Ratatin! » le géant s'éloigna à force de rames et bientôt disparut dans les brumes de l'horizon. ”
