Raphaël Lightone

Résumé

Raphaël Lightone Grandeur et décadence de Ratatin… (1904)

De tous les ports voisins de nombreuses flottilles étaient venues pour
faire quelques milles de conduite au géant. Sans compter les navires de l'escadre, il y avait plus de mille embarcations; jamais la rade n'avait offert un si féerique coup d'oeil.Enfin le signal du départ fut donné : Ratatin était debout sur son radeau et il agitait sa casquette. La musique de l'escadre attaqua l'air célèbre : Bon voyage, monsieur Dumollet, et tandis que des milliers de voix criaient : « Adieu, adieu, Ratatin! » le géant s'éloigna à force de rames et bientôt disparut dans les brumes de l'horizon.
Source : Gallica

Raphaël Lightone Grandeur et décadence de Ratatin… (1904)

Dès le matin, les gens riches s'étaient mis en quête de fenêtres à louer sur le passage de Ratatin. Et ces fenêtres se payaient des sommes folles.
Les fenêtres des mansardes surtout, et les tabatières sur les toits faisaient prime; on se les arrachait, car c'était de ces mansardes qu'on verrait le mieux la tête du géant. De pauvres gens qui, en temps ordinaire, ont beaucoup de peine à gagner l'argent nécessaire à leur loyer, obtenaient d'une unique fenêtre une somme suffisante pour se loger toute l'année.
Source : Gallica

Raphaël Lightone Grandeur et décadence de Ratatin… (1904)

C'était Cornélius Linguis qui donnait ses instructions au géant, et, pour cela, Cornélius s'était commodément assis sur l'épingle de cravate de Ratatin, qui consistait en un superbe fauteuil très confortablement capitonné.
Comme on le pense bien, cette extraordinaire épingle avait les mêmes apparences sur la cravate du géant qu'un petit fer à cheval ou une fleur de lis sur la nôtre.Mais voici que, devant la porte Saint-Martin, un léger incident se produit, la foule crie, pousse des huées formidables : c'est un cocher têtu qui veut traverser le cortège avec son fiacre.
Source : Gallica

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