Résumé

Jules Tardieu Le chalet d'Auteuil : légende… (1863)

Cinéas sera encore en famille, dit Simon; il s'entendra très-bien avec Raoul, et toi, Laure, je veux que tu obéisses à ton onde.
Mon oncle, dit Laure, je me soumets; nous ferons tout ce que vous voudrez: au fait, une obligation de plus ou de moins, nous n'y regardons pas de si près. Mais je vous avertis que je ferai la part des pauvres. J'avais besoin d'argent pour mon protégé.
- Cela te regarde, dit M. Leblanc; une charité faite par tes mains sera plus douce; tu changeras le cuivre en or. Mais sans Cinéas, je crois vraiment que j'avais tort.
Source : Gallica

Jules Tardieu Le chalet d'Auteuil : légende… (1863)

Vous ne savez donc pas que Simon a tiré un coup de fusil? Voilà ce que c'est : Simon avait besoin d'argent; moi j'attendais les onze obligations, et, comme elles n'arrivaient pas, j'avais écrit un billet; et, quand le pigeon est tombé, vous comprenez?
Rien du tout, dit Léopardi, regardant avec étonnement les deux époux.
C'est trop drôle, continua Laure, reprise tout à coup d'un accès de gaieté. Et ce pauvre M. Bezuché, il ne pouvait donc rien comprendre non plus quand je lui recommandais de ne pas dire de mal de mes diamants? Je ne m'étonne plus; moi qui
croyais. Ah! le brave homme!
Source : Gallica

Jules Tardieu Le chalet d'Auteuil : légende… (1863)

Laure, qui espérait déjà une autre réponse, se leva consternée.
« Ainsi, vous doutez de moi? dit-elle.
-Pardon, chère madame, reprit Léopardi en la retenant; qui pourrait douter de votre sincérité et de tous les bons sentiments qui animent ce cher cœur? Vous voulez, je le sais bien, prendre pour vous toute la peine, tout le sacrifice, et épargner aux autres le moindre souci. Mais vous n'avez pas même la liberté de vous dévouer ; vous êtes en puissance de mari.– Non, je ne puis vous acheter vos diamants, même pour le charitable usage que vous en voulez faire ; cependant, je veux vous aider. »
Source : Gallica

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