Marthe Bertin, Voyage au pays des défauts (1887)
“ « On est heureux lorsqu'on est en paix avec sa conscience. » Pierre sourit. « C'est vrai! dit-il; avec mes réflexions je deviens un second M. Prudhomme. « Es-tu contente, Suzanne? » N'importe! continua-t-il en revenant à ses idées, c'est très sérieux la conscience! — Tu as raison, dit tante Laure, mais tu te poses là de grosses questions. Ce que nous appelons conscience, c'est la notion du bien et du mal que Dieu a mise en nous. Marc, qui fait assez bon marché de la sienne pour l'offrir en cadeau, serait bien puni si on le prenait au mot; que deviendrais-tu, si tu perdais ta conscience? ”
