Résumé

Jean Mercier L'abbaye et la vallée d'Abondance (1885)

Au milieu du règne de la féodalité et du servage qui pesaient sur la société du moyen-âge, la vallée d'Abondance apparaît comme une oasis où la paix et la liberté semblaient avoir fixé leur séjour pour jamais.
Mais la prospérité a ses écueils : d'un côté, l'instinct d'envahissement et le désir de domination ; de l'autre, l'amour de la liberté ennemi de la dépendance, les intérêts différents, les mauvais conseils, les passions qui finirent par se croiser et se choquer, amenèrent à la longue des froissements, puis des conflits, puis des violences réciproques.
Source : Gallica

Jean Mercier L'abbaye et la vallée d'Abondance (1885)

Si notre touriste est un artiste ou un chroniqueur, il éprouvera une singulière impression d'étonnement, quand il se trouvera en face de ces imposantes constructions ; qu'il saura que ce sont là les restes de ce qui fut, pendant des siècles, la principale abbaye du diocèse de Genève et qu'elle a servi d'asile à des princes et à d'illustres personnages ; quand il contemplera à loisir les ruines, toujours si belles, de son cloître ; quand, enfin, pénétrant dans l'antique église du monastère, il pourra en admirer l'architecture aussi hardie que gracieuse.
Source : Gallica

Jean Mercier L'abbaye et la vallée d'Abondance (1885)

Le Métral, l'Abbé lui-même tenus à l'observance des franchises.
Selon le sentiment le plus accrédité et le plus fondé, une colonie burgonde, avons-nous établi, avait pénétré et s'était établie pendant le sixième siècle, dans la vallée jusqu'alors sauvage et inhabitée d'Abondance ; elle s'y était créé une petite patrie. Ignorés du reste du inonde, ces débris de Burgondes se multiplièrent avec le temps, défrichèrent successivement les parties de la vallée les plus favorables aux pâturages et à l'agriculture. Ils s'administraient eux-mêmes par des chefs librement élus dans leurs rangs.
Source : Gallica

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