Hippolyte Tavernier

Résumé

Hippolyte Tavernier Histoire de Samoëns, Haute-Savoie… (1892)

C'était un four unique où chaque habitant du bourg et des environs devait porter sa pâte et cuire son pain, à partir du nant de Clévieu jusqu'au nant du Bérouse, et de Chantemerle jusqu'au Giffre. C'était la pour le prince un privilège, comme il en existait dans la plupart des villes. En 1314. Hugues Dauphin albergeait ce four à un taillable, Pierre Humilie de Samoëns. Le fournier percevait pour sa peine une rétribution appelée le fournage, comme à Cluses. Nul, sans sa permission, ne pouvait avoir un four dans la circonscription ainsi déterminée. Le four banal subsistera longtemps.
Source : Gallica

Hippolyte Tavernier Histoire de Samoëns, Haute-Savoie… (1892)

Un article, à la fois curieux et triste, c'est celui qui regarde les frais de la peine capitale. Dans l'espace de plus d'un siècle et demi, on a trois condamnations à mort, un homme et deux femmes. Le crime du premier n'est pas désigné. L'une de ces deux femmes est pendue pour hérésie, en vertu d'une sentence du juge du Faucigny; l'autre, une fille-mère, pour infanticide. On coupe à celle-ci, avec une doloire, une main, un pied, puis la tête, et l'on suspend le tout avec le cadavre au gibet. Le bourreau, venu de Genève, est assisté d'une femme dans ces lugubres opérations.
Source : Gallica

Hippolyte Tavernier Histoire de Samoëns, Haute-Savoie… (1892)

Les habitants, s'étant levés en masse, chassèrent ces étrangers; ils reçurent, en récompense, certaines faveurs des princes.
Là s'était formé, on l'a vu, un fief de domaine privé au bénéfice des Pontverre. Ce fief constituait-il une seigneurie à juridiction, avec une maison forte ? Rien ne le prouve : c'était, à ce qu'il paraît, une simple rente féodale. Ces gentilshommes prêtaient, à cet égard, aux comtes de Savoie l'hommage et fidélité, sauf l'hommage aux comtes de Genève, et c'était à charge de recevoir les premiers au château de Chavaroche (1) .
Source : Gallica

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