Bernard Prémat, Veyrier-du-Lac : du vignoble à la résidence (1998)
“ Chaque village, chaque bourg est comme un État dont le clocher abriterait la gloire. On s'y ruine pour fondre du bronze, on s'y bat, à l'intérieur pour être plus et être mieux sonné que le voisin, à l'extérieur contre les convoitises sonores des villages proches. L'identité se confond avec l'honneur d'avoir les plus grosses, l'égalité avec le droit pour tous de jouir de l'airain. L'espace affectif du vigneron veyrolain c'est la paroisse, son point de repère géographique et mental, son clocher ; le temps c'est la journée solaire dont les rythmes biologiques scandent le dur labeur de la vigne. ”
