Laurent Morand

Résumé

Laurent Morand Les Bauges : histoire et documents… (1889-1891)

J. -J. Rousseau, qui passa une partie de sa jeunesse à Annecy et à Chambéry, déclare dans ses Confessions que l'accueil aisé, l'esprit liant, l'humeur facile des habitants de Savoie lui rendirent le commerce du monde aimable. « C'est dommage, ajoute-t-il, que les Savoisiens ne soient pas riches, ou peut-être serait-ce dommage qu'ils le fussent ; car, tels qu'ils sont, c'est le meilleur et le plus sociable peuple que je connaisse. S'il est une ville au monde où l'on goûte la douceur de la vie, dans un commerce agréable et sûr, c'est Chambéry. »
Source : Gallica

Laurent Morand Les Bauges : histoire et documents… (1889-1891)

Tant vaut la famille, tant vaut l'homme. Le caractère des habitants des Bauges, que je rapporterai ci-après, était le fruit des idées et des sentiments qui faisaient l'honneur de leurs foyers. On se rappelle la famille Miguet, fermière de la chartreuse d'Aillon. Loin d'être isolé, ce beau et touchant spectacle se remarquait dans un grand nombre d'autres ménages. De toutes les familles qui formaient la population des Bauges, la plupart, grâce à la sage législation des États de Savoie, rentraient dans la classe des familles-souches, quelques-unes même revêtaient le caractère patriarcal.
Source : Gallica

Laurent Morand Les Bauges : histoire et documents… (1889-1891)

Ponts et chemins nouveaux. — Vers le milieu du siècle actuel, les Bauges, sous l'initiative intelligente d'un homme profondément dévoué aux intérêts de son pays, M. Jean-Claude Neyret, de Lescheraine, les Bauges entreprirent résolument, au prix des plus grands sacrifices, l'amélioration de leurs chemins, et donnèrent en quelque sorte un heureux exemple au reste de la Savoie.
Leurs premiers efforts s'appliquèrent aux grandes routes qui mènent de Chambéry au pont de Lescheraine et du pont de Lescheraine à Saint-Pierre d'Albigny.
Source : Gallica

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