Résumé

Jean Falconnet La chartreuse du Reposoir au diocèse d'Annecy (1895)

L'albergement ou emphytéose était un contrat d'une durée perpétuelle. Le seigneur ou maître y gardait la propriété du fonds ; mais il ne pouvait en chasser le tenancier, tant que celui-ci remplissait les clauses essentielles de l'acte. L'amodiation, au contraire, n'était qu'un simple bail à terme, à l'expiration duquel le fermier perdait tous ses droits.
Or, nos religieux eurent recours à l'un et à l'autre ; à l'emphytéose pour les terres éparses çà et là, et plus ou moins éloignées du couvent, et à l'amodiation pour le
grand domaine de la combe du Reposoir, divisé en fermages.
Source : Gallica

Jean Falconnet La chartreuse du Reposoir au diocèse d'Annecy (1895)

De nos jours, bénédiction et offrandes se font chaque année sans conteste. Les curés de Magland, de Nancy, du Reposoir et du Grand-Bornand s'en tiennent à l'usage qui a prévalu dès la première moitié de ce siècle. Chacun d'eux va bénir les chalets qui le concernent, sans autre regret que de ne pouvoir pas se rencontrer, à cause de la trop grande distance. De leur côté, les communiers soldent de bonne grâce, en fromage, en chevrotins ou en beurre, une offrande qu'ils savent bien due et bien gagnée. Il n'y a que ceux qui eurent jadis droit à tout qui n'aient plus rien.
Source : Gallica

Jean Falconnet La chartreuse du Reposoir au diocèse d'Annecy (1895)

Lorsqu'il partit de Magland pour le Reposoir, avec un sac de toile noire sur les épaules, quelques personnes charitables, qui l'avaient vu céder si longtemps à son besoin de tout donner, et qui savaient qu'il n'avait rien, ajoutèrent le noyau de son modeste mobilier aux quelques livres qui constituaient toute sa fortune.
Révérend Dubettier s'est éteint dans la paix du Seigneur, à l'âge de soixante-dix-neuf ans, sans autre inquiétude que de se demander si son délaissé suffirait pour ses obsèques. Il ne laissa ni dettes ni créances : il ne laissa que ses hardes.
Source : Gallica

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