Gérard Détraz

Résumé

Gérard Détraz Six mille ans d'histoire rurale… (1995)

La mappe de 1730 passe en revanche sous silence un des éléments marquants du paysage : les clôtures permanentes — murs de vigne et surtout haies vives — apparaissent dans les registres d'amendes du XIVe siècle ( 166) chaque fois, c'est-à-dire souvent, qu'un délinquant y portait atteinte. En ces temps, Sevrier présentait un aspect bocager qui contraste avec l'ouverture des champs et des prés que livrent les clichés de la fin du siècle dernier. A la périphérie enfin, l'espace cultivé se trouvait réduit par la zone boisée qui couvrait plus de la moitié du territoire de la paroisse.
Source : Gallica

Gérard Détraz Six mille ans d'histoire rurale… (1995)

Il convient donc de bien distinguer les deux types de possession du sol qui se superposent : celle du maître et celle du tenancier. C'est la seconde qu'a retenu par exemple le cadastre sarde pour lequel les paysans sont pratiquement de véritables propriétaires. D'autre part, il faut se garder de considérer un noble comme forcément seigneur de la terre qu'il exploite ; il peut en être le tenancier et le fait fut fréquent à Sevrier.
Source : Gallica

Gérard Détraz Six mille ans d'histoire rurale… (1995)

En tout état de cause, les vignes s'étendaient à Sevrier sur une cinquantaine d'hectares jusqu'à la crise phylloxérique, autrement dit sur un bon dixième de l'espace cultivé. C'est dire l'importance de la viticulture dans l'économie et la vie locale dont témoigne encore la toponymie : le Farto, les Vignes Rouges, les Vignes de la Planche, les Vignes du Brouillet, les Grands Vignobles, les Vignettes ou encore les Plantées. Les activités vinicoles ont laissé une empreinte plus concrète dans l'architecture : plusieurs fermes conservent — mais pour combien de temps encore ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature