Comte de Genève

Définition et enjeux

Alfred de Bougy Le Tour du Léman

Genève eut à lutter vaillamment pour ses libertés contre trois ennemis féodaux ; l’aigle fut attaquée par trois vautours :
L’évêque, le comte du Genevois et celui de Savoie.
L’évêque et le comte du Genevois dominaient la cité, le premier du haut des clochers de Saint-Pierre, le second du haut de son logis du Bourg-de-Four ; en outre il était à peu près maître de la campagne ; quant au comte de Savoie, il occupait le château de l’Île, au milieu du Rhône, entre la ville proprement dite et le faubourg de Saint-Gervais ; de plus, ses États cernaient entièrement le territoire genevois.
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Jean-Antoine Gautier Histoire de Genève des origines à l'année 1691… (1896-1914)

Il fallait, pour empêcher le comte de Genevois d'inquiéter la ville de Genève, qu'il fût occupé par un ennemi autant puissant que l'était le comte de Savoie, et, pour l'adoucir envers cette ville et lui faire observer les traités, il avait été nécessaire qu'Amé V y eût acquis des droits considérables.
Source : Gallica

Jean-Antoine Gautier Histoire de Genève des origines à l'année 1691… (1896-1914)

Que le comte ne pourrait arrêter aucun homme dans Genève, ni faire saisir aucuns bestiaux dans les pâquis du territoire.
Que le comte n'entreprendrait point de punir les faux-monnayeurs, ni les adultères, ni les voleurs, qu'ils ne lui fussent remis par ordre de l'évêque. Que le comte et sa famille ne devraient point molester l'Église ou les citoyens, soit dans leurs personnes soit dans leurs biens.
Source : Gallica

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