Joël Cherbuliez, Genève, ses institutions, ses moeurs… (1867)
“ On s'imaginait pouvoir sans peine réaliser l'utopie d'une sage et fraternelle émulation entre les diverses églises. Loin de craindre le catholicisme, beaucoup de protestants auraient désiré qu'on dotât Genève d'un territoire plus étendu. L'antagonisme était si bien oublié que les faveurs accordées par le Conseil d'Etat aux nouveaux citoyens genevois, dans le but de les rattacher promptement à la patrie suisse, n'excitèrent aucun murmure. Mais l'illusion dura peu. Rome ne peut pas céder. Elle temporise, patiente, fait la morte, attend l'occasion favorable, et ne renonce jamais à ses projets. ”
