Promesse de mariage

Définition et enjeux

Portrait de Isabelle de Charrière Isabelle de Charrière Lettres écrites de Lausanne (1785)

Je vous ai obligation, et c’est sans rougir de vous avoir obligation, de la promesse que vous me faites à la fin de votre lettre, sans bien savoir pourquoi j’y ai une foi entière. Pour vous payer de votre honnêteté et du respect que vous avez pour le sentiment qui lie un fils à son père, je vous promets, ainsi qu’à mon fils, de ne rien tenter pour vous séparer, et de ne lui jamais reparler le premier d’aucun mariage, quand on me proposerait une princesse pour belle-fille, mais à condition qu’il ne me reparle jamais non plus que vous du mariage en question.
Source : Wikisource

Francis-Félix Dubois Les fiançailles et promesses de mariage en droit français… (1897)

Le vice de ce raisonnement est facile à démontrer.
Sans doute, l'accomplissement d'un mariage est en luimême une chose licite et conforme à la morale, mais dans une promesse de mariage, l'objet de l'obligation
n'est pas de contracter mariage sur le champ, à l'instant même, mais bien de contracter mariage in futuro.
Source : Gallica

Francis-Félix Dubois Les fiançailles et promesses de mariage en droit français… (1897)

De la lecture des textes il ressort avec évidence que les Germains distinguaient alors les promesses de mariage du mariage, les fiançailles des épousailles. Nous y voyons à chaque instant les expressions sponsa et nxor mises en opposition, expressions qui ne peuvent s'appliquer au même état de la personne et qui désignent l'une la fiancée, celle qui a été promise en mariage, sponsa, l'autre l'épouse, celle qui a vu la promesse faite se réaliser, celle qui est mariée, uxor.
Source : Gallica

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