Isabelle de Charrière,
Lettres écrites de Lausanne
(1785)
“ Je vous ai obligation, et c’est sans rougir de vous avoir obligation, de la promesse que vous me faites à la fin de votre lettre, sans bien savoir pourquoi j’y ai une foi entière. Pour vous payer de votre honnêteté et du respect que vous avez pour le sentiment qui lie un fils à son père, je vous promets, ainsi qu’à mon fils, de ne rien tenter pour vous séparer, et de ne lui jamais reparler le premier d’aucun mariage, quand on me proposerait une princesse pour belle-fille, mais à condition qu’il ne me reparle jamais non plus que vous du mariage en question. ”
