Francis-Félix Dubois

Élements biographiques

Francis-Félix Dubois Les fiançailles et promesses de mariage en droit français… (1897)

Le mariage a toujours été considéré comme un acte si important dans la vie humaine que tous les peuples, estimant qu'il ne devait pas être conclu avec légèreté, ont généralement jugé nécessaire de le faire précéder de certaines conventions destinées à le préparer, à le faciliter, à favoriser la connaissance des futurs époux entre eux. Ce sont ces conventions, préliminaires du mariage lui-même, et où l'union future est décidée entre les parents des parties ou entre les parties elles-mêmes, que l'on a désignées, que l'on désigne encore aujourd'hui sous le nom de fiançailles.
Source : Gallica

Francis-Félix Dubois Les fiançailles et promesses de mariage en droit français… (1897)

La réparation, semble-t-il, doit se mesurer à l'étendue du préjudice causé. Quand une fiancée allègue à l'appui de sa demande de dommagesintérêts la grossesse qui a suivi la promesse de mariage, il y a deux éléments à envisager : d'une part, le préjudice moral, c'est la réputation atteinte ; d'autre part, le préjudice pécuniaire, c'est l'enfant dont il faut assurer l'existence. Ces deux éléments sont sensiblement les mêmes dans tous les cas, pourquoi alors ces différences choquantes, dans l'allocation des dommages-intérêts (1) ?
Source : Gallica

Francis-Félix Dubois Les fiançailles et promesses de mariage en droit français… (1897)

« or celui qui abandonne sans motif légitime un projet de mariage peut certainement causer à l'autre un dommage très réel, donc il doit être tenu de le réparer » (1) ; il y est tenu non pas parce qu'il a fait une promesse, mais parce que, ensuite de cette promesse, l'autre partie a éprouvé un dommage soit matériel, soit moral, « c'est là une des applications les plus naturelles et les plus légitimes de notre art. 1382 », dit Demolombe. C'est donc en se basant sur un quasi-délit que le fiancé évincé obtiendrait la réparation du préjudice à lui causé par le caprice ou la légèreté de son fiancé.
Source : Gallica

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