Louis Huart,
Mémoires de Rigolboche : ornés d'un portrait photographié par Petit et Trinquart
(1860)
“ Lorsque je danse, je suis prise d'une sorte d'accès de folie qui me fait tout oublier. Le cancan est pour moi une volupté. Cela est tellement vrai, que j'ai des émotions avant d'entrer en scène ou dans un bal. Le coeur me bat comme s'il s'agissait d'un début solennel, et, en effet, chaque soir je débute. J'ignore toujours une seconde auparavant ce que je ferai tout à l'heure, et je me prépare au combat. J'engage une bataille vis-à-vis de moimême. Je lutte contre mes instincts banals. .. Je crains d'être ordinaire et de manquer d'inspiration. ”
