Résumé

Portrait de Louis Huart Louis Huart Mémoires de Rigolboche : ornés d'un portrait photographié par Petit et Trinquart (1860)

Lorsque je danse, je suis prise d'une sorte d'accès de folie qui me fait tout oublier.
Le cancan est pour moi une volupté.
Cela est tellement vrai, que j'ai des émotions avant d'entrer en scène ou dans un bal.
Le coeur me bat comme s'il s'agissait d'un début solennel, et, en effet, chaque soir je débute.
J'ignore toujours une seconde auparavant ce que je ferai tout à l'heure, et je me prépare au combat.
J'engage une bataille vis-à-vis de moimême.
Je lutte contre mes instincts banals. .. Je crains d'être ordinaire et de manquer d'inspiration.
Source : Gallica

Portrait de Louis Huart Louis Huart Mémoires de Rigolboche : ornés d'un portrait photographié par Petit et Trinquart (1860)

Il est marié, mais sa femme est vieille et tient les livres. D'ailleurs il ne veut pas la tromper; il n'a l'intention — c'est lui qui parle — que de rire un peu, et voilà tout. Son refrain est : la vie est si courte! Il met volontiers les femmes dans leurs meubles ; on lui vend le mobilier à quatrevingt-dix jours, mais il exige l'escompte pour le principe.
C'est un amant désastreux qui est convaincu qu'il n'accuse que quarante ans et qui cherche à faire des « victimes. »
Quand on lui donne la clef de son boudoir, il y dit tant de bêtises qu'on ne veut plus le recevoir que dans la cuisine.
Source : Gallica

Portrait de Louis Huart Louis Huart Mémoires de Rigolboche : ornés d'un portrait photographié par Petit et Trinquart (1860)

C'est que le professeur est généralement une femme instruite qui écrit des lettres poétiques et fait tout ce qui concerne le métier de poëte à l'heure.
La maîtresse de Finette a une centaine de clientes qui la payent douze francs par mois.
Elle écrit quelque chose comme deux cents poulets par jour.
C'est beaucoup de travail, mais les lettres sont copiées dans le Secrétaire des Dames, ce qui simplifie la besogne.
Les messieurs n'y voient que du feu et sont convaincus qu'ils « enrichissent » un bas bleu.
Les hommes passent leur vie à prier qu'on les trompe.
Source : Gallica

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