Résumé

René Voeltzel Jean Domat, 1625-1696 : thèse pour le doctorat en droit… (1936)

Le second fondement de la société des hommes, Domat l'appelle, ici pour la première fois, l' «humanité». L'homme était fait pour aimer, mais la chute est venue, entraînant avec elle la corruption des hommes. Cependant, cette corruption n'a pas été complète, et l'homme «a conservé sa pente à aimer ». Son amour, au lieu de se diriger vers son double but primitif, à savoir Dieu et le prochain, s'est dirigé vers l'homme lui-même et s'est transformé en amour-propre. « L'homme aime dans les autres la ressemblance à sa nature ».
Source : Gallica

René Voeltzel Jean Domat, 1625-1696 : thèse pour le doctorat en droit… (1936)

Après l'énoncé d'une vérité envisagée comme une règle de justice : « ne pas faire aux autres ce que nous ne voulons pas qu'ils « nous fissent à nous-mêmes », on trouve cette première grande pensée, qui domine toute l'œuvre de Domat, et qu'on est heureux de voir exprimée dès les premières lignes que nous possédons de lui : les règles immuables de la justice sont « Dieu même » 1.
Voilà le fondement de tout ce qui doit suivre ; voilà le frontispice de l'œuvre de Domat. Pour celui-ci, les notions de Dieu, de justice et de vérité sont exactement synonymes et inséparables.
Source : Gallica

René Voeltzel Jean Domat, 1625-1696 : thèse pour le doctorat en droit… (1936)

Dieu a créé l'homme avec deux amours, l'un pour Dieu, l'autre pour soi-même ; mais avec cette loi que l'amour de Dieu serait infini, c'est-à-dire sans aucune autre fin que Dieu même ; et que l'amour pour soi-même serait fini et se rapportant à Dieu.
Depuis, le péché étant arrivé, l'homme a perdu le premier de ces amours ; et l'amour pour soi-même étant resté seul dans cette grande âme capable d'un amour infini, cet amour-propre s'est étendu et débordé dans le vide que l'amour de Dieu a quitté, et ainsi il s'est aimé seul, et toutes choses pour soi, c'est-à-dire infiniment.
Source : Gallica

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