Jean Baptiste Tounissoux

Résumé

Jean Baptiste Tounissoux L'amour du clinquant (1865)

Aux yeux de certains moralistes, nonseulement la femme n'est point coupable d'orgueil, mais elle n'en est pas môme capable. L'erreur vient de ce que l'on confond souvent l'orgueil avec l'ambition.
L'ambition est bien un enfant de l'orgueil, mais est-il le seul? Tout le monde convient que les femmes sont pleines de vanité ; mais la vanité ne tient-elle pas essentiellement à l'orgueil ? Les principaux enfants de ce péché capital, nous disent les théologiens, sont : la vaine gloire, la jactance, le faste, la hauteur, l'ambition, l'hypocrisie, la présomption, l'opiniâtreté.
Source : Gallica

Jean Baptiste Tounissoux L'amour du clinquant (1865)

Est-ce qu'un mari convenable peut ne pas être fier de l'admiration qu'excite sa femme dans le grand monde? Si la gloire du père rejaillit sur le fils, n'en est-il pas de même de la femme par rapport au mari ?
— Sachez, madame, que si l'épouse n'est pas la servante de son mari, le mari ne peut être non plus le serviteur de sa femme. Corinne voudrait pouvoir se glorifier de m'avoir continuellement auprès d'elle comme un adorateur devant son Dieu ; c'est là une religion pour laquelle je me sens fort peu d'attrait.
Source : Gallica

Jean Baptiste Tounissoux L'amour du clinquant (1865)

Illusion grave, monsieur Gaston ! L'empire du luxe n'est-il pas beaucoup plus despotique que celui du vice? S'il en coûte à l'homme vicieux pour se corriger, il en coûte encore plus à l'homme qui a voulu passer pour riche , de prouver qu'il ne l'est pas. Une fois lancé sur la pente, il vous sera presque impossible de vous y arrêter.
Mademoiselle Corinne, n'ayant d'autre idée du mariage que celle que lui en ont donnée les romans et les théâtres, voit des roses sans épines; que deviendra-t-elle donc au moment
des déceptions?
Source : Gallica

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