Résumé

H. Célarié La Guerre vue par nos enfants

Les Allemands décident d’envoyer ces pauvres gens en Allemagne. Suivons nos enfans dans leur odyssée. La plupart n’ont jamais encore quitté leur village. En d’autres circonstances, quelle joie ce serait pour eux, un voyage : on monte en wagon ; la locomotive siffle ; on glisse doucement sur les rails. L’horizon change, s’élargit. Les villages, les villes se succèdent. Comme la France est grande ! Comme elle est belle ! Bien plus qu’on ne se l’imaginait. Tout cela, et tout cela encore est la « terre-patrie. »
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H. Célarié La Guerre vue par nos enfants

Quand l’obus est tombé, ça a fait une telle poussière et une fumée si épaisse que maman a crié :
« — Sauvez-vous, y a le feu ! »
« .. Enfin, vers cinq heures, tout redevient tranquille-Maman et moi sommes devant chez nous. Nous voyons, avec bien de l’étonnement, des bottes de paille remuer dans les champs. Puis, ces bottes se dressent et, dans chacune, il y avait un Allemand de caché. Et bientôt, on vit comme une fourmilière d’Allemands. Il en venait de tous les côtés et ils ressemblaient à de grosses fourmis grises... sur la place du village, c’était tout gris de Boches... »
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H. Célarié La Guerre vue par nos enfants

« Notre papa est prisonnier en Allemagne ; les Boches l’ont pris, un jour, à la maison ; notre maman est devenue folle ; elle a eu trop de chagrins ; les Allemands l’ont gardée, en Allemagne, dans un de leurs hospices... Nous, on a été emmenées avec les autres du village... Pendant des mois, on a été sans personne pour s’occuper de nous [2] ... » Leur douce voix gazouillante rappelle le deuil affreux.
Ah ! quand les Allemands n’auraient fait que cela : emplir d’épouvante l’âme de nos enfans, ils mériteraient d’être les maudits !
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