Lait de chèvre

Définition et enjeux

Henri Féry,  Étude comparée sur le lait de la femme… (1884)

“ Quant au lait de chèvre, il se peut qu'il soit supporté par des enfants robustes, il se peut aussi que sa composition ne soit pas toujours celle que nous avons donnée; cependant, comme ce lait est toujours riche en caséine, nous croyons que l'on fera sagement de s'abstenir de l'utiliser pour la nourriture des nouveaunés, et de ne le donner, ainsi que le lait de vache, à l'état de pureté, que lorsque l'estomac de l'enfant sera devenu capable de supporter une nourriture assez forte. ”
Source : Gallica

Dr Deléarde,  Guide pratique de puériculture à l'usage des docteurs en médecine et des sages-femmes… (1910)

“ Le lait de chèvre est très riche en caséine (40 grammes en moyenne par litre) et en beurre (47 grammes en moyenne par litre) , qui le rendent très indigeste. Il dégage, lorsque l'animal n'est pas maintenu en état de propreté rigoureuse, une odeur et un goût spéciaux — saveur hereine — qui ne tardent pas à inspirer du dégoût à certains enfants.
La chèvre est un animal dont la période de lactation ne dépasse guère les cinq mois d'été; son lait
peut difficilement se stériliser et doit être employé très rapidement après la traite.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Antoine Chaptal Jean-Antoine Chaptal,  Chimie appliquée à l’agriculture

“ Le lait de chèvre a plus de consistance que celui de vache ; on le distingue par une odeur et une saveur particulières, sur-tout lorsque la femelle entre en chaleur. La crême que fournit ce lait est toujours fort épaisse, et le beurre qu’on en extrait a une blancheur constante. On peut le conserver plus longtemps que les autres sans altération. Ce lait est avec celui de brebis le plus riche en matière caséeuse ; il est plus pauvre en beurre que celui des vaches et des brebis. ”
Source : Wikisource

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