Résumé

Henri Féry Étude comparée sur le lait de la femme… (1884)

Beurre. — La lait d'ânesse n'échappe pas à la règle générale, et le beurre y est, comme dans les autres laits, l'élément le plus sujet à de grandes variations. D'après nos analyses, c'est dans le lait d'ânesse que l'on peut constater les écarts les plus considérables entre les chiffres qui représentent cet élément. Nous avons rencontré, en effet, le chiffre énorme de 87 gr. par litre et le chiffre très minime de 3 gr. Et ces variations ne se produisent pas seulement d'un individu à un autre; chez le même animal nous avons constaté les différences les plus extraordinaires.
Source : Gallica

Henri Féry Étude comparée sur le lait de la femme… (1884)

Quant au lait de chèvre, il se peut qu'il soit supporté par des enfants robustes, il se peut aussi que sa composition ne soit pas toujours celle que nous avons donnée; cependant, comme ce lait est toujours riche en caséine, nous croyons que l'on fera sagement de s'abstenir de l'utiliser pour la nourriture des nouveaunés, et de ne le donner, ainsi que le lait de vache, à l'état de pureté, que lorsque l'estomac de l'enfant sera devenu capable de supporter une nourriture assez forte.
Source : Gallica

Henri Féry Étude comparée sur le lait de la femme… (1884)

Nous renvoyons le lecteur à son remarquable mémoire sur la nourricerie de l'hospice des Enfants-Assistés (1) .
Le lait d'ânesse est plus fluide que le lait de vache. Il doit peut-être cette propriété à la nature particulière du beurre qu'il renferme et à la quantité minime de caséine qu'il contient. Abandonné a lui-même, il ne se coagule pas en masse. La caésine y forme, il est vrai, de petits grumeaux très ténus, mais le lait reste liquide. La graisse monte à la surface et y forme une couche crémeuse en même temps que l'opacité des parties sous-jacentes diminue.
Source : Gallica

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