Résumé

Portrait de Madeleine Brès Madeleine Brès L'allaitement artificiel et le biberon (1877)

Les premiers sont les aliments plastiques ou azotés, les seconds sont les aliments sucrés et les aliments gras, c'est-à-dire des corps éminemment combustibles, des hydrates de carbone. Eh bien, le lait renferme des graisses, renferme du sucre, renferme des matières azotées.
Ce n'est pas tout. Notre corps n'est pas exclusivement composé d'éléments organiques, il renferme des sels, c'est-à-dire des principes minéraux.
Source : Gallica

Portrait de Madeleine Brès Madeleine Brès L'allaitement artificiel et le biberon (1877)

Il est nécessaire que l'enfant tette souvent et peu à la fois, surtout dans les premiers temps de la vie. Rien ne compromet davantage le succès de l'allaitement artificiel que l'oubli de cette vérité.
L'enfant nourri par sa mère exige son sein 10, 12, et jusqu'à 15 et 18 fois par jour; pourquoi voudrait-on obliger l'enfant nourri par un lait étranger, c'est-à-dire précisément celui auquel on doit plus de soins, à se contenter de quelques tetées dont l'abondance ne saurait en aucune façon compenser le nombre insuffisant.
Source : Gallica

Portrait de Madeleine Brès Madeleine Brès L'allaitement artificiel et le biberon (1877)

Le lait de vache, si mal supporté quand il est ingéré pur, diffère surtout du lait de femme par une proportion bien plus élevée de matières azotées : le beurre s'y trouve également en excès ; on prévoit donc sans peine que les rapports des éléments solides de ces deux espèces de lait se rapprocheront si l'on ajoute à la fois de l'eau et du sucre au lait de vache. Ce n'est pas là d'ailleurs une vue simplement théorique, l'expérience prouve chaque jour qu'un enfant incapable de digérer le lait de vache pur le digère souvent avec facilité quand on a eu soin de le couper et de le sucrer.
Source : Gallica

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