Résumé

Alfred Jousset Le Biberon, ses indications, ses variétés… (1885)

L'enfant qui a toujours été tenu au sein, sans prendre le biberon, peut souffrir au moment où on l'éloigné de sa mère ou de sa nourrice. « J'ai vu si souvent des enfants exclusivement nourris au sein jusqu'à l'âge de douze à quatorze mois, dit le Dr Brochard, succomber rapidement, lorsque par suite d'un accident ou pour tout autre motif, ils se sont trouvés sevrés tout à coup, que je ne saurais trop insister sur la nécessité qu'il y a d'habituer tous les nourrissons à boire du lait. »
Source : Gallica

Alfred Jousset Le Biberon, ses indications, ses variétés… (1885)

Mais comment se fait-il que des hommes s'appelant Tarnier, Parrot, Fonssagrives, Brochard. parlent du biberon et le recommandent pour certains cas. C'est que ces maîtres émérites ont reconnu l'utilité du petit appareil dans quelques circonstances.
« On m'a reproché, dit M. Tarnier, de nuire à l'alimentation maternelle en préconisant, comme je l'ai fait, le lait d'ânesse.
C'est une erreur ; c'est une erreur. J'ai toujours dit et je le répète, rien ne vaut l'allaitement maternel ; tout autre allaitement est un pis-aller dont il ne faut user que faute de mieux. »
Source : Gallica

Alfred Jousset Le Biberon, ses indications, ses variétés… (1885)

Nous avons également observé des nouveau-nés élevés au biberon ne pas vouloir accepter le sein.
Les faits s'accentuaient avec le temps qui séparait de la naissance ; aussi comprenons-nous la recommandation du Dr Brochard de ne pas attendre plus de quatre mois pour présenter le bout artificiel et pour donner le biberon au moins une fois par jour.
Une preuve que l'habitude joue un grand rôle dans la vie enfantine, c'est ce fait reconnu de tout temps: que les jeunes êtres ont d'autant plus de facilité à se détacher du sein qu'ils y sont préparés depuis plus longtemps par un régime mixte.
Source : Gallica

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