Lait d'ânesse

Définition et enjeux

Maison rustique du XIXe siècle

On prétend que l’odeur caractéristique de ce lait est moins prononcée dans celui qui est fourni par les chèvres blanches et les chèvres sans cornes.
Le lait de vache, celui dont on fait le plus fréquemment usage, et qui est, presque partout, à lui seul l’objet des travaux de la laiterie, contient moins de beurre que celui de brebis et plus que celui de chèvre. Son fromage est aussi moins abondant ; mais les principes se séparent avec plus de facilité.
Le lait d’ânesse a beaucoup d’analogie avec celui de femme ; il donne une crême qui n’est jamais épaisse ni abondante.
Source : Wikisource

Henri Féry Étude comparée sur le lait de la femme… (1884)

Beurre. — La lait d'ânesse n'échappe pas à la règle générale, et le beurre y est, comme dans les autres laits, l'élément le plus sujet à de grandes variations. D'après nos analyses, c'est dans le lait d'ânesse que l'on peut constater les écarts les plus considérables entre les chiffres qui représentent cet élément. Nous avons rencontré, en effet, le chiffre énorme de 87 gr. par litre et le chiffre très minime de 3 gr. Et ces variations ne se produisent pas seulement d'un individu à un autre; chez le même animal nous avons constaté les différences les plus extraordinaires.
Source : Gallica

Édouard Desjeux De l'Alimentation par le lait cru chez l'enfant à l'état de santé et à l'état de maladie… (1904)

Le lait d'ânesse est regardé à bon droit comme le remplaçant le plus convenable de l'aliment naturel de l'enfant; si le prix est un obstacle à son usage permanent, il est pourtant à souhaiter, quand un petit enfant ne peut être allaité au sein, qu'on puisse lui fournir du lait d'ânesse dans les quatre ou cinq premières semaines.
Source : Gallica

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