Résumé

Charles Guelliot Des soins à donner aux nouveau-nés et particulièrement de l'allaitement (1884)

Si vous saviez combien est fragile le cerveau de l'enfant, vous reconnaîtriez avec moi combien sont imprudentes ces mères qu les bercent rudement, celles qui aussitôt la naissance leur font faire de longs voyages en chemin de fer ou qui par paresse abusent, pour les promener, des petites voitures pourtant si commodes! Lorsqu'il n'est pas dans son lit, le bébé qui vient de naître n'est bien que sur les bras de sa mère ; quoi de plus beau et de plus naturel que de le voir endormi sur le sein de sa mère?
Source : Gallica

Charles Guelliot Des soins à donner aux nouveau-nés et particulièrement de l'allaitement (1884)

A ce moment seulement il devient un être supérieur parce que tandis que l'homme a sa raison pour le conduire dans ce chemin si difficile qu'il a à parcourir pour arriver au terme de son voyage, l'animal, lui, n'a jamais que son instinct. Oui l'enfant qui vient de naître a besoin de soins de tous les instants et l'on ne peut mieux dire que de répéter avec J.-J.. Rousseau: « L'enfant a tout aussi besoin des soins de la mère que de sa mamelle; d'autres femmes, des bêtes mêmes peuvent lui donner le lait qu'elle lui refuse, la sollicitude maternelle ne se supplée point. »
Source : Gallica

Charles Guelliot Des soins à donner aux nouveau-nés et particulièrement de l'allaitement (1884)

Mettez donc le petit enfant sur une peau ou un tapis, abandonnez-le à lui-même et vous lui verrez faire des efforts pour se retourner. Ces efforts le fortifieront et plus tard il marchera quand ses muscles et ses os seront capables de le soutenir.
Pauvres mères impatientes, avez-vous donc déjà vu, à part quelques monstruosités, des enfants qui ne marchaient pas ? Les jambes poussent toujours, comme les dents et la langue.
Source : Gallica

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