L. Simonin, Les Enfants des rues à New-York - Les logis et les écoles
“ D’une fenêtre à l’autre, à travers les cours et les rues, on voit le linge étendu sur des cordes : c’est la lessive des locataires qui sèche sans façon au soleil ; on se dirait dans les vieux quartiers de Naples, de Rome ou de Gênes. Tous les gens en haillons, à quelque race qu’ils appartiennent, tous ceux qu’a flétris la misère, grouillent et se donnent ici rendez-vous. Voulez-vous voir le nègre aux lèvres lippues choyé par une femme à peau blanche, pénétrez dans cette cour, frappez à ce logis obscur, vous apercevrez le noir Apollon qui se prélasse sur un canapé crasseux. ”
