Résumé

L. Simonin Les Enfants des rues à New-York - Les logis et les écoles

D’une fenêtre à l’autre, à travers les cours et les rues, on voit le linge étendu sur des cordes : c’est la lessive des locataires qui sèche sans façon au soleil ; on se dirait dans les vieux quartiers de Naples, de Rome ou de Gênes.
Tous les gens en haillons, à quelque race qu’ils appartiennent, tous ceux qu’a flétris la misère, grouillent et se donnent ici rendez-vous. Voulez-vous voir le nègre aux lèvres lippues choyé par une femme à peau blanche, pénétrez dans cette cour, frappez à ce logis obscur, vous apercevrez le noir Apollon qui se prélasse sur un canapé crasseux.
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L. Simonin Les Enfants des rues à New-York - Les logis et les écoles

Quelle ville pourrait opposer à New-York une fondation comme celle que nous venons de faire connaître ? Où trouver ces écoles industrielles, ces logis et écoles de nuit et ces convois de jeunes émigrans, tout cela spontanément institué dans le principe par la seule initiative de quelques âmes généreuses, qui ont bien voulu se rappeler que l’homme se doit à l’homme, qu’il est solidaire de son semblable ?
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L. Simonin Les Enfants des rues à New-York - Les logis et les écoles

Dans ce pays où l’égalité sociale règne partout, où la femme est supérieure à l’homme en toutes choses, où elle est entourée publiquement de tant de respect, de tant d’hommages, quelle qu’elle soit, nul étonnement si quelques-unes de ces filles des rues, moralisées, relevées par l’instruction, le travail, les bons principes, arrivent à devenir les femmes d’hommes comme il faut. L’une d’elles, qui avait soigné un gentleman malade avec cette attention délicate que les femmes seules savent déployer au chevet d’un souffrant, fut épousée par celui-ci malgré la vive opposition de sa famille.
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