Francy Lacroix, En plein ciel : impressions d'aviateur… (1918)
“ Bien des situations surprennent encore et font courir dans l'être un frisson émotif. Cependant on se sent mieux chez soi dans la nacelle confortable, au grand ciel qui s'agrandit toujours,, au-dessus de la terre rapetissée entre l'éloignement croissant des horizons. Sentiment exquis dont le charme imprègne et grise jusqu'à l'oubli lorsqu'on a la vocation d'aviateur, cette éclosion du panorama qu'on n'avait pas rêvée, cette lente pénétration des mystères de la navigation aérienne, cette douce communion à la vie d'oiseau, cette assimilation à l'air, toute pleine de découvertes. ”
