Résumé

Auguste de Vaucelle Le Toscin, satire politique. À M. Guizot… (1841)

Ce ministre pédant, qui se grime en grand homme Et que le pays montre avant que je le nomme, Cet indigne félon, ce singe de vertu, Si tu l'oses, Guizot, réponds, le connais-tu?.
Dans les convulsions d'une atroce souffrance, Quand sous le fer anglais se torturait la France, Quand tombaient en martyrs nos soldats aux abois, Lui, courait adorer une idole de bois, Et pour les dieux déchus sa vieille idolâtrie Allait chercher à Gand l'autel de la patrie.
Source : Gallica

Auguste de Vaucelle Le Toscin, satire politique. À M. Guizot… (1841)

Or donc, si le remords se fait en toi sentir, Il en est encor temps, tu peux te repentir.
Guizot, car à celui dont le cœur abandonne Les erreurs du passé, le peuple enfin pardonne ; Il ne frappe jamais un pécheur gémissant, Il est bon comme Dieu, car il est tout-puissant !
Mais aussi, comme Dieu, pour celui qui l'accable Du poids de son courroux, le peuple est implacable.
Repens-toi donc, Guizot; pour te frapper le sein N'attends pas que dans l'air s'agite le tocsin.
L'humble cilice aux reins, la cendre sur la tête, Courbe-toi devant lui pour calmer la tempête.
Source : Gallica

Auguste de Vaucelle Le Toscin, satire politique. À M. Guizot… (1841)

Et toi, nouveau Satan, sur l'océan de flamme, Guizot, tu planeras, un autre enfer dans l'âme; Et des hommes maudits la grande nation Te nommera le roi de la damnation.
Car, nul autant que toi, ne porte sur sa face Ce signe de malheur qu'aucun pouvoir n'efface ; Dans ce terne regard, qui n'a jamais souri, Se reflète ton cœur, que la haine a nourri
Source : Gallica

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