Eugène de Mirecourt

Eugène de Mirecourt

Résumé

Portrait de Eugène de Mirecourt Eugène de Mirecourt Guizot

Mais, monsieur, je veux vous dire que j’ai trouvé, dans les définitions de la politique que vous suivez, une grandeur de pensée encore plus parfaite que celle que nous vous connaissons. Votre beau talent, dans votre dernier discours, semble s’être servi d’un burin encore plus pur pour graver dans l’esprit des hommes de notre époque l’amour de la patrie tel qu’il doit être. Puissent les pauvres êtres qui ne savent pas penser par eux-mêmes y apprendre le savoir de la conscience !
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Portrait de Eugène de Mirecourt Eugène de Mirecourt Guizot

Je n’ai pas dit austère, répondit Royer-Collard.
Ce mot nous servira de transition.
M. Guizot, l’homme éternellement grave, le puritain par excellence, a eu des faiblesses de cœur, comme un simple mortel. Cette barre de fer politique s’amollissait et devenait flexible devant le sourire d’une femme.
Ceux qui écriront un jour son histoire secrète pourront dire le nom de toute les Omphales aux pieds desquelles a filé cet Hercule parlementaire.
Plus un homme est guindé au dehors, plus les échasses qui le portent sont hautes, plus il se familiarise et descend dans la vie intime.
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Portrait de Eugène de Mirecourt Eugène de Mirecourt Guizot

Il achetait les votes, escomptait les dévouements, salariait toutes les hontes, et se croyait honnête parce qu’il ne s’enrichissait pas lui-même.
Le veau d’or est tellement adoré dans ce malheureux pays où nous vivons, qu’on regarde immédiatement comme un être presque surnaturel celui qui refuse d’encenser l’idole.
M. Guizot aimait le pouvoir ; c’était sa passion, il put constamment la satisfaire : que lui importait la fortune ?
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