Résumé

Adolphe Favre Les cendres de Napoléon et le Sénat… (1868)

Depuis longtemps on se demandait, avec une fiévreuse impatience, quand il serait enfin donné satisfaction au vœu de Napoléon Ier.
Un écrivain distingué, M. Adolphe Favre, jeune homme au cœur chaud, à l'âme élevée, saisit la pensée générale, s'en empare, la traduit, la fait sienne, la jette, lui le premier, dans une chaleureuse pétition qu'il adresse, dès le mois d'août 1830, au chef de l'Etat (1) . Chaque année, à pareille époque, il la renouvelle avec un surcroît d'ardeur, avec toute l'énergie d'une volonté forte, signe avant-coureur du succès.
Source : Gallica

Adolphe Favre Les cendres de Napoléon et le Sénat… (1868)

La fortune sèche souvent le cœur ; à ce prix, je ne l'envierai jamais.
Je réponds publiquement, Monsieur ; c'est mon droit : l'espèce d'injure jetée à mon honneur a été publique, et
il faut que je sois le promoteur de la rentrée des Cendres de Napoléon ou un imposteur.
Au moins tout le monde pourra prononcer.
Un fonctionnaire public, un soldat servent la France.
Ils ne font que leur devoir; ils touchent les fonds de l'État pour cela.
Source : Gallica

Adolphe Favre Les cendres de Napoléon et le Sénat… (1868)

M. Favre ne se rebuta point, et chaque année, à cette même date du 7 août, il adressait au roi Louis-Philippe un exemplaire de sa brochure, l'Homme du Rivage, renouvelant son vœu, protestant par cet envoi contre l'inertie du gouvernement de Juillet.
Cela dura dix ans.
En 1840, il se trouva enfin un ministre pour accomplir cette grande réparation. Mais si la gloire de son exécution appartient à M. Thiers, M. Favre peut à bon droit revendiquer l'honneur d'en avoir eu le premier la généreuse pensée.
Source : Gallica

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