Résumé

Le duc d'Orléans. Sa vie, sa mort… (1842)

On a beau alléguer l'exemple de l'Angleterre, et dire que jamais ce pays ne fut plus puissant que lorsque Georges III languissait privé de raison : il n'y a nulle parité à établir sur ce point entre la France et l'Angleterre. Les ouverain réel de l'Angleterre c'est l'aristocratie. Le roi n'est qu'un mannequin destiné à figurer dans les représentations extraordinaires que cette puissante oligarchie donne à la nation. Une reine de dix-huit ans n'en est que plus éminemment propre à cet emploi.
Source : Gallica

Le duc d'Orléans. Sa vie, sa mort… (1842)

Et c'est au moment où Louis-Philippe pouvait, grâce aux élections, compter sur cinq ans paisibles pour consolider l'établissement monarchique et dynastique de 1830 et le transmettre complet à l'héritier de son nom; c'est à ce moment que la main de Dieu le frappe d'un coup si inattendu , si terrible, que le vieillard éprouvé jusqu'à ce jour par tant de calamités chancelle et s'écrie avec désespoir : « Au moins si c'était moi ! »
Source : Gallica

Le duc d'Orléans. Sa vie, sa mort… (1842)

L'appui de l'étranger est un argument que l'on n'ose plus mettre en avant contre les partisans de la branche aînée, si ce n'est sous une forme dubitative; non que l'on pense qu'ils y aient renoncé, mais parce qu'il est évident à tous les yeux que la dynastie d'Orléans est acceptée définitivement par la diplomatie européenne, nonobstant les plus vives répulsions personnelles, qui s'effacent devant la raison d'état, et qu'au reste le temps affaiblit de jour en jour.
Source : Gallica

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