Adolphe Favre

Élements biographiques

Adolphe Favre,  Le défaut de la cuirasse : comédie en un acte (1864)

“ LE BARON, surpris.
Comment! madame?.
LA MARQUISE.
Mon Dieu! baron, ne vous récriez pas, je connais votre courage, et je n'ai garde d douter de votre intrépidité ; mais, permettez-moi de vous le dire : monsieur du Harloy a quelque chose d'autre que du courage ; il est — monsieur le comte peut le savoir — doué d'une force herculéenne et d'une adresse prodigieuse.
LE BARON.
Eh bien! madame, qu'importe?.
LA MARQUISE.
Il importe, messieurs : je ne veux pas que vous alliez vous faire tuer inutilement.
LE COMTE.
Marquise, de telles considérations ne
doivent pas nous arrêter.
”
Source : Gallica

Adolphe Favre,  Le défaut de la cuirasse : comédie en un acte (1864)

“ MARIANNE.
Certainement, madame : abondance de biens ne nuit pas. Avec les morceaux je me ferai un fort joli corsage.
LA MARQUISE.
C'est tout, j'espère. Allons, va!
MARIANNE.
Me voilà partie.
(Elle disparaît par la porte de gattche.) SCÈNE II LA MARQUISE? seule.
Il était temps! cette petite Marianne m'aurait dévalisé ma garde-robe. Mais, franchement, son moyen est parfait, et nous allons savoir qui de vous deux, messieurs, est le plus sincère. Ah! mon cœur a bien sa petite préférence, et si je n'écoutais que lui, le comte de Gélannes serait promptement éconduit.
”
Source : Gallica

Adolphe Favre,  Le défaut de la cuirasse : comédie en un acte (1864)

“ LE COMTE.
Vous auriez eu tort, baron; il s'est passé bien des choses depuis votre départ, et, à l'heure qu'il est, celle pour laquelle vous alliez vous faire couper la gorge, est ruinée, complétement ruinée !
LE BARON.
Que diable me chantez-vous là ?
LE COMTE.
La vérité pure; la marquise vient de m'apprendre la perte de son procès avec la
famille de feu le marquis de Chassaigne ; il lui reste trois mille livres de rente en fermages qui ne lui sont jamais payés.
LE BARON.
Vous plaisantez.
LE COMTE.
Ah bah!. vous faites l'incrédule! Eh
bien!
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature