Zéphyr-Joseph Piérart

Élements biographiques

Zéphyr-Joseph Piérart Le drame de Waterloo : grande restitution historique… (1868)

C'était, cette fois, le cri de Vive l'Empereur! et des chants moins sublimes qui troublaient les vieux échos de Fleurus et réveillaient les mânes des soldats qui dans les guerres précédentes y avaient trouvé la mort. Mais le nouveau cri, pour être moins grandiose, et les chants, pour être moins célèbres, n'en étaient pas moins prononcés avec tout l'élan, l'enthousiasme et l'exaltation qui font les héros. Les Prussiens, s'ils n'eussent été animés de passions et d'un enthousiasme aussi grands, en eussent pu être ébranlés, tant les accents des soldats de Napoléon avaient de force et d'unanimité.
Source : Gallica

Zéphyr-Joseph Piérart Le drame de Waterloo : grande restitution historique… (1868)

De tout le corps du comte d'Erlon, il n'y avait que 800 hommes ralliés par Durutte qui eussent conservé leurs rangs. Ces braves, reculant en ordre devant les masses de Ziethen, marchaient en hâte vers la Belle-Alliance dans l'espoir de s'y porter pour arrêter l'ennemi, quand Ney se présente à eux, une épée à la main et monté sur un cheval d'emprunt. Il les arrête et leur dit : « Mes amis, je veux vous montrer comment meurt un maréchal de France ! » Electrisés par ces paroles, les 800 braves répondent par le cri de rive l'Ernpereur! vive le Maréchal! et se disposent à mourir avec lui.
Source : Gallica

Zéphyr-Joseph Piérart Le drame de Waterloo : grande restitution historique… (1868)

Il dut se sentir plus qu'un homme, plus qu'un souverain, à pareille heure, car ses sujets ne saluaient en lui que la puissance, l'Europe son génie, mais son armée saluait le passé, le présent, l'avenir, la victoire, la défaite, le trône ou la mort avec son. chef. Elle était résolue à tout, même au sacrifice d'elle-même pour lui rendre son empire ou pour illustrer sa dernière chute. Complices à Grenoble, prétoriens à Paris, victimes à Waterloo, un tel sentiment dans les lieutenants de Napoléon n'avait rien que de conforme aux habitudes et aux vices mêmes de l'humanité.
Source : Gallica

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